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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

  

Dix jours après le déclenchement de l’intervention française au Mali et une semaine après le début de la prise d’otage d’In-Amenas, Le RCD  donne son point de vue. Il s’interroge, de manière un peu énigmatique, sur « la crédibilité de la formule de l’équation politico-militaire algérienne dans la région ». Le Pads, qui s’exprime au nom des communistes algériens, (prétention que lui refusent la plupart des anciens du Pags), conclut son communiqué tardif par la péroraison  habituelle : « Face à cette collusion réactionnaire interne et externe, ils doivent compter sur la mobilisation interne de leurs masses laborieuses et sur la solidarité des forces de progrès dans le monde. La clé de la résistance est d’abord l’édification de partis révolutionnaires décidés à mettre fin à l’exploitation et à la domination capitaliste et impérialiste ».

 

 

 

 

 

 

 

Communiqué du RCD

 

 

20 janvier 2013

 

L’opération de prise d’otages menée par un groupe terroriste lourdement armé à In Amenas vient de prendre fin. Le coût humain est terrible pour des dizaines de familles de nationaux et d’étrangers. A toutes ces victimes, le RCD présente ses plus sincères condoléances.
Cet épisode sanglant témoigne des limites d’une politique sécuritaire qui absorbe l’essentiel des capacités du pays dans le contrôle et la répression des mouvements politiques et sociaux. La gestion désastreuse de la communication participe autant de l’habitude de l’opacité qui exclut le citoyen que de la peur de voir ses turpitudes éclater en plein jour.

 

 

 

 

 

Sur le plan diplomatique, l’échec est sans appel puisque c’est le groupe terroriste reçu à Alger en grande pompe qui a été l’élément déclencheur de l’intervention militaire française au Mali. Politiquement, l’échec est également patent. Le pouvoir algérien, qui s’est toujours positionné contre une intervention militaire au Mali, a accordé l’autorisation de survol de l’espace aérien algérien à des avions militaires français.

 

 

 

 

 

Cette décision est d’autant plus déroutante qu’elle est prise à l’insu de l’opinion nationale qui n’est ni préparée ni même informée du soutien que le pays apporte à un conflit officiellement toujours décrié. Au plan juridique, cette autorisation est en violation du décret exécutif n°10-199 du 30 août 2010 qui stipule que la demande de survol du territoire national doit être introduite au minimum 21 jours avant la date du survol.
Enfin, l’échec du renseignement apparaît ici dans toute sa nudité.

 

 

 

 

 

L’incapacité d’anticiper sur une opération terroriste de grande envergure dans une zone stratégique est une donnée qui pose la question de la crédibilité de la formule de l’équation politico-militaire algérienne dans la région. Le fait que des terroristes, en nombre important et massivement équipés, aient réussi à passer par les frontières terrestres et s’infiltrer dans une zone censée être d’autant plus sécurisée qu’elle est mitoyenne d’un pays d’où ont essaimé des armes après une révolution chaotique, donne toute la mesure du caractère obsolète de la conception de la politique sécuritaire et de la définition des priorités nationales en matière de renseignements et de sécurité. L’incursion terroriste d’In Amenas vient nous rappeler que le terrorisme est toujours là et que les centres d’intérêt du pouvoir ne sont ni la sécurité du pays ni sa place dans le monde.

 



 

 

 

Alger, le 20 janvier 2013. Le RCD. El Watan.com

 

 

 

 

 

 

 

Déclaration Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme

 

 

 

Non aux ingérences des impérialistes au Mali et aux provocations de leurs agents islamistes en Algérie

 

 

 

 

 

19 janvier 2013

 

 

 

 

 

 

 

L’impérialisme français poursuit sans relâche l’exécution de son plan de contrôle politique et militaire total de ses anciennes colonies africaines. Après la Côte d’Ivoire où ses commandos avaient démis par la force Gbagbo, envoyé ce dernier dans une prison de La Haye et installé sa marionnette Ouattara, il vient de lancer son armada aérienne et de débarquer ses troupes au Mali sous le prétexte de combattre des groupes armés islamistes déployés au nord de ce pays et de défendre son intégrité territoriale.

 

 

 

 

 

Depuis maintenant une semaine les impérialistes français tentent de réaliser un de leurs objectifs : déployer durablement leurs troupes militaires au Mali, transformer ce pays en tête de pont afin de contrôler les richesses du Sahel, avec la bénédiction de l’ONU, instance de marchandage et de partage du monde en zones d’influence des puissances impérialistes. Grâce à la soi-disant légitimité internationale délivrée à son action par l’ONU, l’impérialisme français a obtenu l’habilitation de la Cédéao, son instrument néo-colonialiste, à jouer au gendarme de la Françafrique, faire et défaire les régimes africains au gré de ses intérêts.

 

 

 

 

 

Ce prétexte est grossier et hypocrite. Que ce soit sous un gouvernement de droite ou un gouvernement de "gauche", l’impérialisme s’est toujours appuyé sur les mouvements réactionnaires qui se camouflent sous la religion pour contrer la volonté d’émancipation des peuples de la domination impérialiste et abattre les dirigeants qui lui tiennent tête. Il vient de faire d’une pierre deux coups. Ses troupes prennent pied au Mali. Et il camoufle sous cette intervention son plan d’encerclement de l’Algérie par le sud en vue de renforcer ses pressions sur nos gouvernants pour les pousser encore plus dans la voie de la compromission et de la rupture avec ses orientations anti-impérialistes traditionnelles. Le Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme condamne l’autorisation accordée par le gouvernement algérien au survol du territoire de l’Algérie par les avions militaires français.

 

 

 

 

 

L’impérialisme trompe le peuple malien auquel il veut faire croire qu’il cherche à le protéger des hordes obscurantistes. Il faut être naïf, aveugle ou de mauvaise foi pour oublier ou ne pas voir que depuis des dizaines d’années ces groupes et leurs régimes sont et ont été les meilleurs auxiliaires de l’impérialisme : Afghanistan, Bosnie, Kosovo, Libye, et maintenant Syrie. Peut-on oublier que durant les années 1990 les dirigeants socialistes français ont appuyé le Front islamique du Salut en Algérie en exigeant de reconnaître sa prétendue "victoire électorale" de décembre 1991 et contribué à répandre les pires campagnes de mensonges visant à innocenter les groupes islamistes armés dans les massacres commis en Algérie ? Comment peut-on croire que les puissances impérialistes vont libérer les Maliens de la dictature des groupes obscurantistes, alors qu’elles ont mis à feu et sang la Syrie pour tenter de les placer à la tête de ce pays avec l’appui des régimes monarcho-théocratiques de l’Arabie saoudite et du Qatar ?

 

 

 

 

 

L’impérialisme est confronté à la plus grave crise économique structurelle de son histoire. Il a besoin de diviser les peuples. Tout en prétendant les combattre dans certains pays il soutient dans d’autres les groupes religieux fanatiques qui organisent dans les pays arabes et musulmans des diversions en imposant par la terreur des pratiques religieuses moyenâgeuses. Ces diversions ont pour but et pour résultat d’empêcher les peuples de réfléchir aux mesures politiques, économiques et sociales à prendre pour se libérer du pillage de leurs richesses par les multinationales, pour secouer la domination impérialiste, transformer de façon révolutionnaire les bases économiques de leurs pays. L’impérialisme entretient de façon sournoise ou déclarée l’existence et l’influence de ces groupes. Il en tire profit pour justifier le fichage policier de tous les peuples. Il propage le racisme islamophobe. Il allume les guerres internes dans les pays arabes et islamiques. Il se présente ensuite sous le masque du "sauveur". En fait, il tente de se créer de toutes pièces les prétextes pour dépêcher dans ces pays ses espions, ses agents, ses mercenaires, ses tueurs à gage et ses militaires, et installer des marionnettes aux commandes.

 

 

 

 

 

Ce qui se passe au Mali et ce qui vient de se passer dans le complexe gazier de In Amenas avec l’incursion de groupes lourdement armés à partir de la Libye, la prise de dizaines d’otages étrangers, le massacre d’un certain nombre d’entre eux, ne sont que la suite prévisible de l’intervention militaire en Libye des puissances impérialistes, des USA, de l’Angleterre, de la France, de l’OTAN, de l’Union européenne. La liquidation par la force du régime de Kaddafi avec l’appui des forces les plus rétrogrades de ce pays fait peser sur l’Algérie de graves dangers et l’expose à toutes les provocations montées par les services subversifs de ces puissances. Cette liquidation a encouragé partout les forces obscurantistes à relever la tête dans leur sinistre marche pour la prise du pouvoir. Ce sont les puissances impérialistes qui organisent l’insécurité généralisée dans la région pour justifier leurs ingérences. L’émir du Qatar, ami des dirigeants français, ne cache pas qu’il soutient et finance ouvertement les terroristes islamistes intégristes envoyés de Libye au Mali. Aucun gouvernement, pas même le gouvernement algérien, ne l’a condamné. Les dirigeants français exploitent ensuite la présence des bandes terroristes pour s’ingérer dans les affaires du Mali.

 

 

 

 

 

Sous prétexte de prêter leur assistance dans la lutte contre les bandes islamistes armées, les puissances impérialistes font pression pour amener le régime algérien à accepter le principe de la présence de leurs "experts" militaires dans le Sahara algérien, premier pas vers l’installation de bases militaires destinées à miner le pays de l’intérieur. Le peuple algérien n’est pas dupe. C’est pourquoi il rejette l’intervention de ces puissances dans ses problèmes internes et réagit avec indignation aux tentatives des dirigeants de la Grande-Bretagne, des USA et d’autres pays de dicter leurs vues aux responsables militaires algériens sur la manière de neutraliser ces groupes criminels.

 

 

 

 

 

Ce sont les dirigeants des puissances impérialistes qui portent la responsabilité de la mort de nombreux travailleurs, techniciens algériens et étrangers du site gazier de In Amenas. Les communistes algériens expriment leur solidarité avec les familles de toutes les victimes de l’opération terroriste d’In Amenas, sacrifiées par l’impérialisme pour réaliser ses plans de domination de la région.

 

 

 

 

 

Ces événements ne surprennent pas les communistes algériens. Le Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme a prévenu à maintes occasions les travailleurs et le peuple algériens sur les conséquences qui allaient résulter de l’agression impérialiste en Libye et, d’une manière générale, de son agressivité dans le monde. Mais il n’y a pas de fatalité. Les travailleurs et les peuples sont en mesure de lui résister et de lui infliger des défaites.

 

 

 

 

 

Il appartient aux peuples, à leurs forces révolutionnaires et progressistes de combattre par leurs propres moyens les courants rétrogrades, les ingérences et les guerres destructrices impérialistes qui favorisent l’extension de ces courants, renforcent l’exploitation et l’oppression des peuples. Face à cette collusion réactionnaire interne et externe, ils doivent compter sur la mobilisation interne de leurs masses laborieuses et sur la solidarité des forces de progrès dans le monde. La clé de la résistance est d’abord l’édification de partis révolutionnaires décidés à mettre fin à l’exploitation et à la domination capitaliste et impérialiste.

 

 

 

 

 

 

 

Source : http://www.lien-pads.fr/

 

 

 

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