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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

La presse quotidienne a passé sous silence cette information : dès son arrivée à Alger, Moncef Marzouki, le président de la République tunisienne, s’est recueilli  sur la tombe de Youcef Fathallah

 

Une dépêche de l’Aps a rapporté brièvement l’information : « Le président tunisien, Mohamed Moncef Marzouki s’est recueilli, dimanche au cimetière d’El Alia à Alger, à la mémoire du défunt Youcef Fathallah, ancien militant des droits de l’homme en Algérie. L’hôte de l’Algérie a déposé une gerbe de fleurs sur la tombe du défunt et. Youcef Fathallah, un des fondateurs et ancien président de la Ligue algérienne des droits de l’homme (LADH) a voué une partie de sa vie à la consécration des droits de l’homme et à la promotion de la démocratie et de la liberté de la presse ».

Ce geste de Marzouki, dès son arrivée à Alger, laisse penser que la personnalité du défunt, mort en 1994, avait fortement marqué le futur président tunisien, alors en exil. C’est donc une personnalité hors du commun. Mais qui connaît cet homme remarquable parmi les jeunes Algériens ? Dans la dépêche de l’Aps, on ne mentionne pas les conditions du décès du défunt.

 

Dans un article intitulé « à qui profite le crime ? », on pouvait lire le 4 janvier dernier sur le blog de Chiricahua :

 

 

« Youcef Fathallah fut assassiné le 18 juin 1994, à l’entrée de son bureau à Alger, à la porte de l'ascenseur précisément où l'attendait un tueur avec un pistolet muni de silencieux.

 

Rappelant qu’aucune enquête n’a eu lieu, aucune interpellation de suspects éventuels et encore moins, évidemment, de défèrement à la justice, Chiricahua ajoute :   

 Voici maintenant des éléments d'appréciation que le juge d'instruction d'un pays civilisé aurait fait prospérer très facilement :

1-Amnesty international dans son rapport de 1996 note : «En juin 1994, Youcef Fathallah, président de la Ligue algérienne des droits de l’homme (LADH), a été assassiné... Trois semaines auparavant, il avait exposé la situation des droits de l’homme en Algérie dans une réunion organisée par Amnesty international à Berlin (Allemagne). Youcef Fathallah avait décrit les exécutions extrajudiciaires quotidiennes, les homicides et autres atteintes aux droits de l’homme perpétrés par les forces de sécurité et les groupes armés. Il avait aussi parlé de la terreur dans laquelle vivait la population civile ainsi que du renforcement de la censure et des informations de plus en plus sélectives sur la violence en Algérie... » (Extrait d'un rapport d'Amnesty International-1996).

 

2) Ajoutons cet autre élément de taille : Mes Fethallah et Ferhat faisaient tous deux partie de la commission d'enquête sur l'assassinat du président Boudiaf. Ils avaient exprimé des réserves sur le rapport final et avaient refusé de l'endosser ». Lien Chiricahua-overblog

 

On ne peut s’empêcher d’émettre l’hypothèse suivante : sur les sujets sensibles la presse « indépendante » reste encore sous contrôle.

 

 

 

Synthèse blog, 13 février 2012

 

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