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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

La chronique du Condjador (59)

 

 

 

Je ne fais pas du journalisme ; je me bats contre des moulins à ma façon ; ca me fait me sentir vivant. Il faut que ces incompétents qui nous gouvernent sachent que la race de ceux qu’un ami de Jijel appelle, ma kablinch -ceux qui n’acceptent pas- existe et continuera d’exister tant qu’existent ceux qui se prennent pour des puissants. C’est pour ça que dans les informations que je donne je mets souvent un peu de mon point de vue. C’est mon âme que je mets dans cette chronique.  

 

Les pertes d’appareils électriques occasionnées par les coupures répétitives d’électricité aux habitations du quartier de Bourmel sont  la conséquence de la perte de deux des trois phases dans le câble de distribution, à partir des connections au niveau des poteaux électriques. Cette perte est due à l’utilisation par Sonelgaz ou ses sous-traitants de câble de mauvaise qualité qui coûte 200 da alors que le câble conforme à la norme revient à 1400 da. Les connections chauffent en toute situation : la matière de ces câbles ne peut pas tolérer une consommation moyenne d’une habitation. C’est  du taiwan.

 

La Sonelgaz a promis de rembourser tous les dégâts. La victime et le bourreau sont pareils Des habitons à leur tour jure de faire gonfler les factures des dégâts pour se venger du non déplacement de la permanence de Sonelgaz pour réparer la panne. Une seule nuit dans le noir a donc fait surgir les démons de la vengeance. Ce sentiment est partagé pars beaucoup d’habitants de Jijel car la Sonelgaz ne remplit plus sa fonction sociale. Elle ne rate personne en cas de retard dans le paiement du trimestre, elle coupe en refusant les circonstances écrasantes des pères de famille qui sont tenus de payer une pénalité de retard ; plus les frais du sous-traitant qui a procédé à la coupure ; plus  le prix du  plombage du porte fusible. Et au dessus de tout ça l’inacceptable : tabahdila, la honte devant les voisins.

 

 

Les prix imposés par les sous-traitants de Sonelgaz en cas de nouveau branchement ne font aucune différence entre le gourbi et la villa de 4 étages. Après l’amélioration de la situation sécuritaire dans les campagnes où sévissait la fitna, ces sous-traitants sont allés dans les mechtas et les maisons isolées pour couper l’électricité aux abonnés qui ne payaient pas. Un ami qui a travaillé chez un de ces sous traitants me raconte : « Je n’ai trouvé que des vieux, femmes et hommes, vivant dans des situations lamentables, j’ai refusé d’être un monstre, je ne pouvais pas les laisser dans le noir. J’ai rendu la pince et le tournevis au patron et le lui ai dit  de faire le travail lui-même, j’ai ajouté : "Si tu veux qu’on le fasse, on commence par les villas  et le hauts-fonctionnaires "Le sous-traitant m’a alors fait une seule remarque : "Tu es un sentimental ".

 

Le Condjador, Jijel, 2 septembre 2012

 

 

Post Scriptum

 

A Annaba, le vol de corail s’est élargi aux chalutiers de 20m. Ces bateaux sont achetés par des armateurs grâce aux subventions de l’Etat, de 20 a 40% ;  le reste est versé par les banques dans le cadre de la  « relance économique ». Le vol de corail qui était pratiqué par les petites barques de 5 mètres a prouvé son rendement. Avec la complicité des gardes-côtes, disent les marins de Annaba. Avec un chalutier, le rendement est cent fois supérieur. La destruction aussi, parce qu’il n’en remonte que 10%, accrochés dans le filet. Le corail est acheté directement par les Italiens, qui étaient dans le passé les seuls à l’exploiter avec des plongeurs professionnels, à plus de 90m de profondeur. Avec des licences et la location de bâteaux aux marins de Annaba et El Kala. Plus le matériel essentiel des caissons de décompression; ces plongeurs embauchaient un ou deux marins locaux en plus…

 

 

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