Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Les élèves des classes de terminale sont descendus dans la rue dans plusieurs régions du pays. Ils exigent la réforme des programmes. Les réseaux sociaux ont joué un rôle essentiel dans l’organisation de ces mouvements. Portant sur la même revendication, mais mieux organisées et discliplinées que les années précédentes, ces actions semblent aussi plus massives et plus résolues.

Le soir même, le ministère annonce des mesures qui ont un air de "déjà vu", tout en recommandant aux chefs d'établissement de "veiller à ce que les cours soient dispensés à un rythme normal, sans bourrage ni précipitation de manière à garantir à l’élève une bonne assimilation des cours". Une question demeure sans réponse: ces programmes sont-ils oui ou non indigestes? 

 

 

A Constantine, « conscients des enjeux » note A. Zerzouri du Quotidien d’Oran qui les a accompagnés, «  ils ont manifesté hier leur colère en organisant dès les premières heures de la matinée des marches à partir de plusieurs établissements scolaires pour converger vers le siège de la direction de l'éducation au centre-ville, où ils observeront un sit in. Certains jeunes lycéens ont effectué une longue marche, sur des dizaines de kilomètres, pour atteindre le lieu de regroupement ». Propos recueillis par le journaliste : «Nous exigeons tout juste un allègement des programmes et la limitation des cours programmés aux épreuves du baccalauréat». «On n'arrive plus à suivre convenablement les cours, nous ne saisissons rien de ce qu'on nous enseigne dans les classes à cause de ce rythme accéléré des cours».  

 

A boumerdès, c’est  M. Aït Ali qui rend compte des manifestations lycéennees dans Le Temps d’Algérie : « Plusieurs centaines d'élèves de 3e AS ont manifesté leur colère hier devant la Direction de l'éducation de la wilaya de Boumerdès pour dénoncer la surcharge des programmes et réclament la fixation d'un seuil pour les leçons qu'ils doivent réviser en vue des épreuves du BAC ». «Il y a des risques que nous ne terminions pas les programmes à temps. C'est pourquoi nous demandons au ministère de nous fixer un seuil pour les leçons qui seront incluses dans les épreuves du bac», dira un élève venu du lycée de Béni Amrane.

 

Le ministère de l’Education nationale a réagi dès la fin de la journée. Deux décisions sont annoncées dans  un communiqué du ministère de l’Education nationale rendu public lundi en fin de journée par l’APS. On y note: "Les sujets d’examen porteront sur les cours effectivement dispensés aux élèves", "les cours s’arrêteront jeudi 2 mai 2013, date à laquelle seront définis les seuils fixant les limites du programme de référence qui servira à l’élaboration des sujets d’examen".

 

lyce--3-.JPG

 

 

On se rappelle les manifestations de janvier 2008, (ici photo parue sur jeunes-issers.overblog) dans toutes les régions du pays. Elles se répéteront sous diffrentes forme chaque année. Les élèves de terminale estimaient alors que les nouveaux programmes décidée par le ministère, étaient trop indigestes  et qu'ils n'auront pas le temps d'aborder tous sujets avant l'examen du bac. L’hitoire leur a donné raison. Mais l’histoire semble aussi bégayer. Le communiqué publié alors par le ministre Benbouzid, semble avoir été copié hier par son successeur. Benbouzid annançaient en janvier 2008 : "Les sujets du baccalauréat 2008 porteront sur les cours réellement dispensés au niveau national." Une différence quand même : M. Benbouzid avait aussi annoncé la mise en place d'une "commission nationale chargée de faire le point trimestriellement sur l'état d'avancement des programmes". Cinq an plus tard, quel est le bilan?

 

 

 

Synthèse blog, 22 janvier 2013

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article