Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

Après des conseils au Cnapest sur la manière de conduire une grève, en évitant de se mettre à dos l'opinion et les parents, Le Quotidien d'Oran conclut ainsi son éditorial: "Les dirigeants du Cnapest - c'est une habitude syndicale - dresseront sans doute un bilan «positif» de la grève. Mais en réalité ils l'ont mal gérée. C'est un gachis. La prochaine grève - peu importe quand elle aura lieu - est déjà impopulaire".

 

"Bilan Positif"?  Dans l'article intitulé "Ce que prévoit l’accord" la Rédaction Nationale de Liberté écrit : "L’accord qui a permis le dénouement du conflit  porte sur la quasi-totalité des revendications syndicales. Ainsi, le cas du syndicaliste de Bouira, qui a constitué une sorte d’abcès de fixation entre les deux parties, est tranché en sa faveur. Il sera réintégré dans son poste et les sanctions prises contre lui seront levées. La ponction sur les salaires, arme que le ministre avait brandie, ne sera pas appliquée. Les jours de grève ainsi “séchés” par les profs seront rémunérés. À charge pour eux de rattraper les cours selon un échéancier qui sera établi en concertation avec les cadres des ministères de l’Éducation. Réponse positive du ministre concernant les anciennes revendications contenues dans le procès-verbal du 12 octobre 2012. Il a été décidé ainsi de rouvrir le dossier du statut particulier qui n’a eu de cesse de nourrir la grogne des syndicats. En collaboration avec la Fonction publique, les ministères et les syndicats vont le revoir pour éliminer les “incohérences” qu’il comporte et qui pénalisent certaines catégories d’enseignants. Pour ce qui est du logement dans le Sud, l’arrêté portant attribution sera revu et d’autres critères seront mis en place. Enfin, au sujet des maladies professionnelles, une commission mixte sera constituée. Y siégeront les ministères du Travail et de l’Éducation avec le syndicat pour redéfinir en commun la nomenclature des pathologies inhérentes à l’exercice de la fonction d’enseignant".

 

Quelle a été la position des partis à propos de cette grève. "Les partis tournent le dos à la société" estime Meziane Charef dans Reporters-dz. Extrraits : "Le contraste est saisissant : alors que le front social est en ébullition, que la grève des lycéens commence à faire tache d’huile et que les parents d’élèves n’hésitent pas à exprimer leur exaspération, les partis politiques se complaisent dans un mutisme troublant. Ni communiqué de soutien aux grévistes, ni communiqué de dénonciation de l’impasse, ni appel au dialogue, ni mises en garde contre les risques de dérapage, encore moins une action de soutien ou de rejet. Tout se passe comme si les conflits sociaux ne les intéressent guère et que leur souci premier demeure la météo du sérail".

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article