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Publié par Saoudi Abdelaziz

Le mouvement pour l’application de la loi dans l’attribution des logements sociaux ne faiblit pas, et touchent les différentes régions du pays. Face à cette revendication nationale, la coalition politique au gouvernement n’ose pas affronter ce qui fait parti intégrante de son fonctionnement : le clientélisme et les réseaux d’influence.

Pendant que le gouvernement se tait, le chef de l’Etat laisse faire : les commis de l’Etat, chefs de daïra et walis, doivent-ils être abandonnés à leur sort,  placés en première ligne pour gérer les conséquences de pratiques illégales et anticonstitutionnelles généralisées? Les Algériens en sont réduits à couper les routes. Faute d’une réponse globale claire en faveur des revendications légitimes, il est à craindre qu’encore une fois, les «dépassements» - parfois provoqués par les officines obscures- et la répression policière et judiciaire prennent le dessus, hypothéquant la recherche d’issues globales à la crise de l’Etat.

 Dans les quartiers populaires d’Alger

C’était en juin 2010, la promesse du Wali était ferme : Le relogement des habitants de vieille cité des Palmiers, promise à la démolition, dans le quartier populaire de Bachdjerrah, aura bien lieu avant le ramadhan 2011. Depuis, la fébrilité n’a cessé de grandir. En janvier dernier, la police est même intervenue pour déloger des familles impatientes squattant en une nuit 150 logements de l’Office Opgi.
De relance en relance et de sit-in en sit-in, les demandeurs et leur comité sont finalement avisés le 3 juillet, par la wilaya, que les dossiers sont incomplets et qu’il faut encore attendre. En fait, la raison semble beaucoup plus simple d’après la rumeur : les membres de la commission de wilaya de validation des opérations de relogement, dont les travaux devaient initialement s’achever le 10 juillet, auraient décidé de prendre leurs congés. Aucun dossier traité, ni aucun relogement avant septembre ou octobre. Dans le silence officiel, les rumeurs vont bon train, l’exaspération aussi.

La cité des Palmiers fait partie de ce vaste ensemble de cités populaire d’urgence construites au sud-est d’Hussein-Dey, pour accueillir, pendant la guerre de libération, les dizaines des milliers d’Algériens chassés du Titteri et d’autres régions par les opérations de l’armée française. Invisibles médiatiquement, à l’écart des grands cortèges officiels, les habitants de la cité des Palmiers ont pourtant les moyens de réveiller l’Etat mis en congé : leur cité se situe tout près du tunnel d’Oued Ouchayah, équipement névralgique pour la circulation dans l’est de la capitale, déjà chaotique en période normale...

A Laghouat, les critères de la loi

«Le népotisme et le favoritisme ont pris le dessus sur les véritables critères définis par la loi». C’est ce qui motive le mécontentement à Laghouat,  selon les propos d’un protestataire rapporté par Abderrahmane Semmar d’El Watan. Les manifestants qui ont bloqué pendant cinq heures, la nationale 1 qui relie Laghouat à Alger, dénoncent l’attribution de 480 logements dans des «conditions obscures». La révision de la liste dans la transparence, c’est l’exigence des familles, décidées à camper devant la wilaya jusqu’à la satisfaction de leur droits légitimes.                      

 

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