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Publié par Saoudi Abdelaziz

Ce journal vient de notifier verbalement leur licenciement à tous les journalistes de la rédaction, leur demandant de céder sur le champ la place à leurs remplaçants.

A l’occasion des récents débats parlementaires sur l’information, les journalistes de l’Initiative nationale pour la dignité des journalistes avaient mis au centre de leurs revendications les droits sociaux égaux dans le public et dans le privé. Ils n’avaient pas été écoutés.

A l’égard du secteur privé, le syndicat officiel SNJ, s’éloignant de sa mission de défense des intérêts matériels et moraux des salariés journalistes, a jusqu’ici concentré trop exclusivement ses efforts sur les revendications communes avec les patrons de presse relatives aux droits juridiques de la presse.

Le licenciement collectif scandaleux au journal privé Al Hayat al arabia vient rappeler la situation souvent effroyable qui existe dans les entreprises privées. Et pas seulement dans la presse, comme l’a révélé voilà queques semaines un rapport de la Banque mondiale peu médiatisé.

Le SNJ reconnait aujourd’hui, après le licenciement collectif : “Ce comportement, appartenant à une autre époque, n’est malheureusement pas un cas isolé dans la presse nationale de nos jours”.

C’est un licenciement “abusif et complètement illégal dans le fond et dans la forme”, estime le SNJ dans son communiqué. “L’employeur, ignorant sans doute l’existence d’une législation du travail, de lois et de règles en la matière, a cru pouvoir se débarrasser de tout un collectif et de ses revendications socioprofessionnelles par une simple signification verbale”.

“Aucune notification administrative, de quelque nature que ce soit, n’a été adressée à aucun moment, à aucun des membres du collectif concernés !”

“Saisi par écrit par l’ensemble du collectif, l’employeur refusera, en revanche, d’accuser réception et poussera le mépris jusqu’à déchirer, par l’intermédiaire du directeur de la publication, la correspondance de ses employés qu’il somme de quitter les locaux du journal pour laisser place à une nouvelle équipe rédactionnelle !”.

“L’impunité permanente qui couvre ce genre d’abus doit cesser. Sans délai”, conclut le SNJ. Ce syndicat a-t-il appelé à une action de masse de la profession pour imposer la réintégration des journalistes licenciés ? Non, mais il assure jusqu’ici le service minimum, « prenant en charge cette affaire à travers son avocat», lequel doit notamment saisir l’inspection générale du travail, la Caisse nationale d’assurance-chômage et la justice. Le SNJ assure, par ailleurs, les journalistes concernés par cette mesure abusive de son soutien. Les ministres de la Communication et du Travail, sont aussi interpelés pour mettre fin à cet état de non-droit.

Du syndicalisme géostationnaire.

A. S. (source : quotidiens nationaux)

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