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Publié par Saoudi Abdelaziz

Rencontre entre Mahmoud Jibril, le président du conseil exécutif du CNT libyen et Nicolas Sarkozy le 24 août 2011. Photo DR

Rencontre entre Mahmoud Jibril, le président du conseil exécutif du CNT libyen et Nicolas Sarkozy le 24 août 2011. Photo DR

Fin août 2011, ’Union africaine refusait encore de reconnaître la légitimité du Conseil national de transition en Libye, réitérant à la place ses appels au dialogue, alors L'Egypte et le Maroc avait reconnu le CNT parrainé par Sarkozy, le 22 août 2011, un jour après la Tunisie.

L’Agence APS a publié le 26 août 2011 un communiqué du ministère des Affaires étrangères algérien.

L'Algérie a, dès le début de la crise libyenne, observé “une stricte neutralité en refusant d'interférer, de quelque manière que ce soit, dans les affaires intérieures” de ce pays voisin, a souligné, hier, dans une déclaration, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, M. Amar Belani. L'Algérie a, également, réaffirmé “son respect de la décision de chaque peuple découlant de sa souveraineté nationale”, a-t-il ajouté.

Dans le cadre de son interaction avec l'ONU et les organisations régionales sur la crise libyenne, dont “elle suit les derniers développements avec une extrême attention”, et s'agissant des obligations découlant du respect de la légalité internationale, l'Algérie s'est “conformée scrupuleusement aux résolutions des Nations unies et elle en a tenu informés les membres du Conseil de sécurité”, a-t-il précisé.

M. Belani a indiqué que dans une correspondance adressée, le 24 août 2011, au secrétaire général des Nations unies et au président du Conseil de sécurité, l'Algérie a porté à la connaissance de l'ensemble des États membres de l'ONU les éléments d'information suivants en rapport avec la situation en Libye. “Dès le début de la crise en Libye, l'Algérie a déclaré, de la manière la plus officielle, qu'il s'agit d'une affaire interne à la Libye, qui concerne au premier chef le peuple libyen tout en soulignant ses implications régionales en termes de stabilité et de sécurité”, a-t-il rappelé.

Les autorités algériennes ont relevé toutefois des “accusations répétées et inadmissibles, mettant en cause le respect par l'Algérie des obligations découlant de la résolution S/RES/1970 (2011) du 26 février 2011 et de la résolution S/RES/1973 du 17 mars 2011 relatives à la Libye”, a souligné le porte-parole. Il a fait savoir à cet égard que “l'Algérie s'est conformée scrupuleusement et a appliqué, activement et de bonne foi, les résolutions 1970 (2011) et 1973 (2011) du Conseil de sécurité imposant des sanctions à la Libye”.

“L'Algérie a tenu à informer, dans un premier temps, les membres du Conseil de sécurité des mesures prises dans le cadre de la mise en œuvre de ces deux résolutions”, comme “elle a, également, notifié ces mesures à la partie libyenne et soumis, le 21 juin 2011, au Comité des sanctions du Conseil de sécurité un rapport sur les mesures prises au plan national pour la mise en œuvre des résolutions 1970 (2011) et 1973 (2011) du Conseil de sécurité sur la Libye”, a-t-il précisé.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a, en outre, indiqué que le gouvernement algérien a “autorisé l'approvisionnement de l'ensemble du marché libyen en produits alimentaires et pharmaceutiques à travers des contrats commerciaux entre opérateurs algériens et libyens”, et que “le système des Nations unies a été invité à déléguer un représentant pour assister à ces opérations”.

Le gouvernement algérien a, aussi, “apporté une aide humanitaire au peuple libyen, notamment au niveau de la frontière, et fourni l'assistance nécessaire pour l'évacuation des ressortissants étrangers qui le souhaitent”, a-t-il encore rappelé.
M. Belani a également indiqué que le gouvernement algérien a “accepté la visite en Algérie de la délégation d'experts du Comité des sanctions aux différentes dates proposées par les Nations unies, à savoir les 15 et 16 août, puis les 25 et 26 août ou les 28 et 29 août 2011, et à chaque fois reportée à la demande des Nations unies”.

Les Nations unies, notamment le secrétaire général, le Conseil de sécurité et le Comité des sanctions, sont les dépositaires des résolutions 1970 et 1973, “qu'il leur revient de constater le respect ou le non-respect, par les États membres de ces textes, et de mettre fin, en cas de besoin, aux allégations et accusations qui mettent en cause des États membres et donc l'autorité de l'Organisation des Nations unies elle-même”, a réaffirmé le porte-parole du ministère.

APS. 26 août 2011

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