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Publié par Saoudi Abdelaziz

L’Union africaine a refusé vendredi de reconnaître la légitimité du Conseil national de transition en Libye, jugeant la situation militaire encore trop instable, et réitérant à la place ses appels au dialogue. "Le CNT est en train de prendre (le contrôle de) Tripoli et ils disent qu'ils ont conquis la ville, mais il y a encore des combats", a relevé le président sud-africain Jacob Zuma. "Donc nous ne pouvons pas dire que c'est la force qui est légitime maintenant", a-t-il poursuivi, s'exprimant au nom de l'UA à l'issue d'un mini-sommet de cette organisation à son siège d'Addis Abeba. 

 

L’UA, sans nommer les acteurs concernés, a appelé à la formation d'un "gouvernement de transition incluant toutes les parties, qui serait le bienvenu pour occuper un siège à l'Union africaine". "Le siège de la Libye à l'Union africaine est actuellement vacant. Si un gouvernement consensuel et inclusif voit le jour demain et qu'il propose un ambassadeur auprès de l'UA, ce dernier sera le bienvenu", a commenté le porte-parole de la Commission, Noureddine Mezni.  

 

"Nous n'avons décrit aucune des parties, il y a beaucoup de parties impliquées dans le conflit", a fait valoir Jacob Zuma. Une dizaine de pays africains, sur un total de 54, ont reconnu le CNT, parmi lesquels l'Éthiopie, le Burkina Faso, le Tchad, le Nigeria, le Sénégal, la Gambie, la Côte d'Ivoire et le Rwanda. Jacob Zuma a estimé que ces pays avaient agi à titre individuel, et que "l'UA était unie sur la position" arrêtée vendredi.

 

Maghreb  Emergent, 26 août 2011

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