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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Le mystère des prix plus élevés que la norme mondiale que les Algériens émigrés paient pour leurs voyages au bled va-t-il être levé ?

 

 

 

 

 

Le doute sur une entente illicite Air Algérie-Aigle Azur plane toujours

 

 

 

Par Ahmed Yachi

 

 

 

 

 

Accusées d'«une entente commerciale tacite», les compagnies aériennes Air Algérie et Aigle Azur font face à une contestation persistante chez les Algériens établis en France. Les deux compagnies auraient pu s'appuyer sur une étude réalisée par un site électronique européen spécialisé dans le transport aérien (Air Journal) pour se disculper. C'est un peu raté.


 

L'étude sur le transport dans le ciel aérien de Air Journal ne désapprouve pas l'idée d'un deal commercial qu'auraient passé Air Algérie et Aigle Azur sur le dos des usagers. Elle se contente de conclure que les tarifs pratiqués par Air Algérie sont «globalement moins chers» que ceux d'Aigle Azur. De quoi comprendre que les accusations d'entente commerciale illicite qui pèsent sur les deux compagnies de transport aérien ne sont pas prêtes d'être dissipées.


 

Les concepteurs de l'étude expliquent avoir procédé à une comparaison des tarifs les plus bas sur huit routes (au départ de Paris, Marseille et Lille vers Alger, Oran et Constantine) sur trois périodes différentes : début octobre (afin de voir les tarifs pour une réservation de «dernière minute»), durant les vacances de Noël et mi-mars 2013, à la fin de la saison hivernale. Il a été ainsi établi qu'Air Algérie est globalement moins chère que ses concurrentes notamment au départ de Marseille. La conclusion révèle cependant que la différence est insignifiante. La preuve : le Marseille -Alger est à 201,62 euros chez Air Algérie contre 202,86 euros chez Aigle Azur en octobre, en classe Economique.


 

Depuis le mois de septembre, les deux compagnies font face à une contestation permanente en France ou les protestataires se sont organisés en association appelé «le mouvement des citoyens algériens de France». Après un premier rassemblement le 15 septembre 2012 devant le siège d'Air Algérie à Paris, la contestation annonce un autre rassemblement pour la journée, historiquement très symbolique, du 17 octobre devant l'ambassade d'Algérie à Paris. «On fait de nous ce qu'on veut. Le ras-le-bol déborde. On nous répond par le mépris à nos doléances. Nous avons des propositions pour peu qu'ils nous écoutent», déclarait le coordinateur du mouvement, selon des comptes-rendus de médias.


 

Du coté des deux directions ainsi pointées du doigt, la dénonciation est jugée irrecevable. Pour le P-DG de la compagnie algérienne, «il n'y a aucune entente entre Air Algérie et la compagnie française Aigle Azur pour monopoliser les prix des billets d'avion». Il a ajouté que «ces accusations sont peut-être motivées par un but lucratif. Cela peut être aussi une forme de campagne de presse pour obliger l'Algérie à ouvrir son ciel aux compagnies low cost». Le mouvement de protestation menace de porter l'affaire auprès de l'IATA.

 

 

 

 

 

Le Quotidien d’Oran, 9 octobre 2012

 

 

 

 

 

 




 

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