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Publié par Saoudi Abdelaziz

Au cours d’une conférence de presse tenu hier à Alger, Mustapha Bouchachi, président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme dresse, faits à l’appui, un sombre tableau de la situation, plusieurs mois après la levée de l’Etat d’urgence. Quelques propos, repris des comptes rendus de presse.

 

«C’est avec beaucoup de regret que nous constatons la persistance, dans l’Algérie de 2011, de la torture comme pratique pour arracher des aveux»

 

«Il y a deux semaines, des cadres présentés devant un juge affirmaient avoir subi des tortures pour les contraindre à des aveux. Il s’agit là d’un délit criminel. Et ce qui est encore plus insupportable, c’est que le parquet général ne daigne pas ouvrir d’enquête au sujet de la torture lorsqu’elle est dénoncée par des prévenus»,

 

«Elle n’est pas un phénomène marginal, la torture est pratiquée dans différents endroits du pays non seulement dans des affaires liées au terrorisme, mais également dans les affaires de droit commun»

 

«Certains observateurs se sont précipités pour applaudir la levée de l’état d’urgence. Il est vrai qu’elle devait théoriquement permettre une ouverture démocratique, mais depuis le 24 février (date de la levée de l’état d’urgence) rien n’a changé»

 

 «On nous a interdit une table ronde sur la corruption en présence d’amis tunisiens, égyptiens et marocains, sans aucun motif. La création de partis politiques et d’associations dépend de l’humeur du ministre de l’Intérieur, qui estime que le temps n’est pas opportun  pour créer de nouveaux partis.»


«Des diplômés chômeurs de la wilaya de Laghouat avaient demandé une autorisation d’organiser une marche pour revendiquer un travail. Non seulement leur demande a été rejetée, mais les jeunes ont été convoqués par les services de sécurité pour leur dire que les marches sont interdites par la charia ; vous n’écoutez pas les fetwas des imams saoudiens !»

 

« Des ministres et des institutions sécuritaires agissent en dehors des lois,  alors que les droits les plus élémentaires des Algériens sont bannis. Dans certains cas, même le mariage est soumis à l’autorisation des services de sécurité».

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