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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

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DR

 

 

Questions

 

Par El-Guellil

 

 

Le paysage a changé depuis quelque temps. Ce ne sont plus les mêmes qui sont postés aux feux rouges. Ce ne sont plus les mêmes qui campent aux seuils des boulangeries. Ce ne sont plus les mêmes qui envahissent les parkings. Ce ne sont plus les mêmes qui apparaissent la journée et disparaissent le soir. Ce ne sont plus les mêmes, mais c'est la même langue qu'ils utilisent. Pas besoin de parler. Le langage de la mendicité est universel. Un bras tendu, une main ouverte et une mimique appropriée. Mais d'où sont-ils venus ?

 

Ce sont des Subsahariens, c'est clair. De quel pays ? Nul ne peut le dire. Faut-il déjà le savoir ! Il y a plus d'enfants que d'adultes. Nettement plus. Ils sont là«grappés» et drapés par la misère. Ils ne semblent pas déranger. Dans quelques années, ils seront, elles seront adultes. Elles connaissent, ils connaissent les artères de la ville comme les poches sous leurs yeux par manque de sommeil. Ils se meuvent, elles se meuvent avec aisance. Ils sont, elles sont en bandes organisées. Déjà. Continueront-ils, continueront-elles à mendier. Ou changeraient-ils, changeraient-elles pour s'occuper à autre chose ? Et si c'était tout un réseau organisé qui les ramène pour les faire travailler ? Parano, dites-vous. Pas très sûr. Ces enfants ne sont accompagnés que par des femmes. Aucun père. Aucun couple. Le phénomène s'amplifie. A vue d'œil. C'est un futur personnel prêt à n'importe quel recrutement. N'importe quel travail. N'importe quelle mission. Inquiétudes à «l'oraison».

 

Les autorités de la ville semblent non concernées. Jusqu'à quand ? Si un semblant de solution a été trouvé lors de l'arrivée massive des Syriens, «les Subsahariens, c'est rien», c'est ce qui semble se dessiner. Ont-ils leurs papiers ? Une identité ? Un pays d'origine ? Autant de questions sans réponse. Sont-ils malades, en bonne santé, scolarisés, hébergés ? Faut-il attendre que le problème soit insoluble pour bricoler une solution ?

 

3 avril 2013. Le quotidien d’Oran

 

 

DECLARATION

 

Oran le 15-03-2013

 

La LADDH Bureau d’Oran a été informé vers 19h30 qu’un embarquement dans un bus de familles composées de Migrants subsahariens était en train de se dérouler au niveau de la bibliothèque Municipale d’Oran (ex cathédrale) avec l’intervention des forces de police.

Ces familles qui manquent de tout et qui sont obligées de vivre dehors (les arcades situées àcoté de la Bibliothèque) ont subis cet embarquement forcé pour être sans doute expulsées.

Les représentants de la LADDH et ceux du SNAPAP se sont alors déplacés sur place mais n’ont trouvé que les traces de cet embarquement forcé.

Les habits, sacs, cartons souliers et autres trouvés sur place et éparpillés sur les lieux indiquent la violence subie par ces familles.

Le Bureau d’Oran dénonce cet acharnement contre ces familles et demande encore une fois que soit respecté et appliqué un traitement humain qui préserve la dignité de ces familles surtout que les enfants d’après la loi ne peuvent pas être expulsés.

Le Bureau d’Oran de la LADDH considère que cet acte entre dans le cadre de la campagne de dénigrement lancé à travers plusieurs quotidiens (le quotidien d’Oran, l’Expression, Horizon) dont le but est de préparer l’opinion publique à accepter sinon demander le traitement dégradant appliqué envers ces familles

 

Source : http://www.jcalgerie.net/?p=7598

 

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