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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

Par saoudi Abdelaziz

 

La vie, place Tahrir

DR

 

 

 

Les capacités de manipulation des forces de la domination sont très puissantes au Machreq et au Maghreb. Sont-elles suffisantes pour dicter durablemment leurs lignes de conduite aux pêuples concernés? La théorie du complot est-elle efficace lorsque sont en jeu de manière large et profonde des aspirations aux changements de la vie ? Précurseurs, les peuples de Tunise et d’Egypte ont été les premiers, dans la surprise générale des spécialistes de la domination, à engager la lutte pour le changement. Depuis le début de l’année 2011, nous suivons avec passion leurs parcours heurtés. Ils ont vécu un rythme similaire : la montée des luttes, le déboulonnage et la déstabilisation des systèmes, puis la confusion et l’« hiver islamiste » comme les analystes ont qualifié hâtivement les résultats électoraux qui ont suivi. Et depuis peu une nouvelle levée de masse qui ne semble pas être une « poussée de fièvre passagère ».

 

M.Saadoune relativise, dans le Quotidien d’Oran d’hier, le rôle des interventions étrangères dans cette évolution : « Et dans des situations de grands tumultes politiques, ils peuvent aller jusqu'à l'action clandestine. Ils peuvent peser, parfois lourdement, sur les évolutions, mais ce sont bien les sociétés et les rapports de forces en leur sein qui restent déterminants ».

 

 

Ahmed Halfaouisemble aller dans le même sens lorsqu’il écrit lundi dans Algérie-débats : « Dans la foulée, les peuples se sont donné la liberté de dire et d'agir en politique, mais sur leur réel, sur ce qui entrave leur vie, directement. Comme le peuple est surtout fait de pauvres et d'exclus, ses besoins sont très pressants et très pratiques et n'exigent pas de circonvolutions intellectuelles compliquées pour être exprimés. Bien plus, les Tunisiens et les Egyptiens sont, aussi, en train de démontrer qu'on ne peut plus leur faire d'entourloupe en réagissant aux manœuvres politiques. Parions que dans les sphères éthérées des politiques, les têtes doivent être soit paralysées, soit déboussolées ».

 

Dans un article du 29 décembre 2011, intitulé « 2011 : la volonte de faire table-rase », je notais : « On pressent même à travers certaines caractéristiques de ces mouvements, y compris de certains comportements électoraux trop vite qualifiés de conservateurs, la poursuite de la mise en œuvre d’un savoir plébéien inaccessible à la manipulation, au service d’une volonté de faire table rase de la domination des castes prédatrices au service de l’Empire. »

 

 

Saoudi Abdelaziz, 11 décembre 2012

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