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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

La protection contre le libre-échange débridé explique sans doute pourquoi l’activité productive de ces pays résiste mieux au tsunami de la crise financière internationale. « Dans le tour du monde des mesures les plus protectionnistes, l'Amérique latine caracole en tête, suivie de la Russie, de l'Inde et de la Chine » lit-on ce matin dans le journal économique Les Echos

Extraits :

 

 

Fin décembre, la Banque mondiale recensait 1.593 mesures instaurées entre novembre 2008 et novembre 2011, parmi lesquelles 1.187 mesures discriminatoires à l'égard des fournisseurs étrangers. La liste des mesures protectionnistes est longue. Mais l'approche comptable est à considérer avec précaution. L'interdiction de l'importation de sperme d'oiseaux par l'Inde ou, à l'inverse, le retrait des cure-dents de la liste des importations prohibées par le Nigeria ne sont évidemment pas à mettre sur le même plan que les mesures de préférence nationale de l'Argentine ou du Brésil. Dans le tour du monde des mesures les plus protectionnistes, l'Amérique latine caracole en tête, suivie de la Russie, de l'Inde et de la Chine. Un panorama qui n'exonère toutefois pas les Etats-Unis et l'Europe, même si les mesures prises sont généralement moins visibles.

 

Argentine : 182 mesures protectionnistes

 

Avec 182 mesures comptabilisées par l'organisme, qui recense l'ensemble des mesures commerciales mondiales Global Trade Alert (GTA), l'Argentine est le pays qui compte le plus de mesures protectionnistes. Parmi les dernières décisions : la volonté, fin février, de limiter les importations en provenance du Royaume-Uni, à l'occasion du 30 e anniversaire du conflit des Malouines, quelques mois après avoir limité les autorisations d'importation en provenance de Chine. La tendance vise tous les pays du Mercosur. Fin décembre,ils décidaient d'augmenter leurs taxes d'importation (jusqu'à 35 %) pour les produits provenant de l'extérieur de l'union douanière (formée par l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay), pour compenser les déséquilibres commerciaux provoqués par la conjoncture internationale. Le Brésil (80 mesures protectionnistes recensées) a, de son côté, annoncé en septembre une hausse de 30 % des taxes sur les véhicules importés qui ne proviennent pas au moins à 65 % du pays ou du Mercosur. Le pays justifie ces mesures en pointant du doigt les politiques de change des Etats-Unis et de la Chine.

 

La Russie : 172 mesures protectionnistes

 

La Russie n'a pas attendu la période électorale pour renforcer la protection de son industrie -GTA recense 172 mesures protectionnistes. En juin, elle modifiait le régime d'investissement dans l'assemblage industriel. Jusqu'en 2020, 30 % des automobiles devront être équipées d'un moteur ou d'une transmission fabriqués localement. Dès mars 2011, la Russie avait interdit l'importation de certains produits alimentaires (légumes, fruits, viandes et volailles, etc.)

 

L'Inde : 101 mesures protectionnistes

 

Au-delà des secteurs traditionnellement fermés, l'Inde a, début décembre, suspendu son projet d'ouvrir le secteur de la distribution -qui pèse environ 450 milliards de dollars (345 milliards d'euros) -aux entreprises étrangères comme Carrefour, Wal-Mart et Tesco, en raison d'une vive opposition politique.

 

La Chine : 94 mesures protectionnistes

 

A côté des traditionnelles restrictions dénoncées par les entreprises étrangères, la Chine a décidé en décembre d'imposer des taxes antidumping sur les grosses cylindrées américaines pour une durée de deux ans. « L'industrie automobile chinoise a enduré des dommages substantiels (pour ce segment) » qui sont attribuables aux subventions et aux ventes à perte, a justifié le gouvernement chinois. Un épisode de plus dans les relations commerciales tendues entre les deux premières économies mondiales.

 

8 mars 2012. Source : Les Echos.fr

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