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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

"Les Emirats arabes unis ont annoncé mardi une aide financière de 3 milliards de dollars à l’Egypte, sous forme d’un don d’un milliard, et d’un dépôt, sans intérêt, de deux autres milliards de dollars à la Banque centrale(...). L’Arabie saoudite a, elle aussi, annoncé un prêt de deux milliards de dollars aux nouveaux dirigeants égyptiens".

 

 

Après le Qatar, les Emirats nouveaux bailleurs de fonds de l'Egypte

 

 

par Georges Malbrunot, 9 juillet 2013

 

 

L’argent étant le nerf de la paix comme de la guerre, il suffit de regarder qui renfloue les caisses égyptiennes pour savoir quels sont les parrains du nouveau pouvoir au Caire.

Les Emirats arabes unis ont annoncé mardi une aide financière de 3 milliards de dollars à l’Egypte, sous forme d’un don d’un milliard, et d’un dépôt, sans intérêt, de deux autres milliards de dollars à la Banque centrale.

L’obole a coïncidé avec la visite au Caire du ministre des Affaires étrangères des Emirats, Cheikh Abdallah Ben Zayed, et du conseiller à la sécurité nationale, Cheikh Haza Ben Zayed. Il s’agit de la première visite d’une délégation étrangère aux nouvelles autorités égyptiennes, à peine une semaine après le renversement du président islamiste Mohamed Morsi par l’armée, qui depuis a cédé le pouvoir aux civils.

Les Emirats prennent le relais du Qatar comme bailleur de fonds de l’Egypte. Doha avait en effet versé plus de 7 milliards de dollars à la Banque centrale égyptienne depuis que les Frères musulmans, alliés du Qatar dans le monde arabe, avaient remporté les élections législatives et présidentielle l’an dernier.

Les Emirats arabes unis sont traditionnellement hostiles aux Frères musulmans, chez eux, comme dans les pays arabes. Le renversement d’un pouvoir « frériste » au Caire n’a pu que les réjouir. Comme son voisin, l’Arabie saoudite, qui a, elle aussi, annoncé un prêt de deux milliards de dollars aux nouveaux dirigeants égyptiens.

Cette aide émirato-saoudienne est plus que bienvenue. En effet, depuis le soulèvement de 2011 qui a provoqué un tarissement des recettes touristiques et des investissements étrangers, l’Egypte a puisé plus de 20 milliards de dollars dans ses réserves, tout en empruntant à l’étranger et en reportant le règlement de ses factures de pétrole.

« Cette visite des responsables émiriens est le signe d’un soutien à la fois politique et financier», nous a confirmé un diplomate égyptien

 

 

 

blog.lefigaro.fr/malbrunot

 

 

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