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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

Je remets en ligne la conclusion d'une note publiée sous ce titre le 1er avril 2013, quelques semaines avant l'accident vasculaire du chef de l'Etat.

 

 

"Pour revenir à la candidature de Bouteflika, je pense que le problème nodal réside depuis déjà plusieurs années dans l’incapacité physiologique du chef de l’Etat à assurer en permanence et étroitement les fonctions présidentielles, telles qu’elles sont définies dans la constitution.

Cette situation s’est retrouvée sous la présidence de Chadli, qui était un chef d’Etat incapable, mais lui, c'était intellectuellement. Un autre système de pouvoir, pseudo-présidentielle, occulte, a été mis en place pendant ses deux mandats.

C’est ce système occulte dont ont hérité Boudiaf et Zeroual. Et qui les a éliminés.

Le mérité principal de Bouteflika fut de commencer à remettre les institutions à leur place. Mais il a souffert d’un double handicap. D’abord, dépourvu de « fibre sociale », il n’a pas réussi à inspirer, comme Chavez par exemple, un mouvement populaire de soutien à sa présidence. C’est la clé de l’efficacité du système présidentiel. Secondo : dans le cadre de la juste ligne consistant à remettre le DRS à sa place, il a eu recourt, le handicap physique aidant, à des réseaux de contrôle et d’influence claniques propices, par essence, à la corruption d’influence.

Les gens de ma génération savent que Abdelaziz Bouteflika croit sincèrement à son destin patriotique. Va-t-il se fourvoyer dans une fin à la Bourguiba ? Ou a-t-il encore des tours dans son sac pour que ses fonctions présidentielles décisives contribuent, encore, au cours des longs mois à venir, à préparer la remise de notre pays sur les bons rails, ceux de l’Etat de droit. Pour tous et avec l’aide de tous, car le pouvoir du DRS doit définitivement être mis aux oubliettes".

 

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