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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Après avoir ciblé durant toute l’année 2011, les organismes officiels chargés de l’emploi, les jeunes chômeurs tournent depuis quelques temps leurs actions collectives vers les zones industrielles.

Après les occupations de mines dans le sud-est, de zones industrielles en Kabylie, c’est l’Oranie qui est aujourd’hui touchée par le mouvement.

C’est une tendance nouvelle. Derrière le mot d’ordre de la priorité d’embauche aux jeunes locaux, c’est la revendication d’emplois salariés industriels qui s’impose de plus en plus aux jeunes issus des couches populaires qui prennent leurs distances par rapport aux mirages de la petite entreprise et du saupoudrage des crédits utilisé pour le contrôle social.

 


Mers El Hadjadj (Oran)

 

Des chômeurs menacent d’observer une grève de la faim

 

De jeunes chômeurs de la daïra d'Arzew comptent organiser aujourd'hui un sit-in et une grève de la faim collective à l'entrée de la zone industrielle d'Arzew. Ces derniers observent, depuis quelques jours, un mouvement de protestation pour dénoncer les procédures de recrutement adoptées par certaines entreprises installées au niveau du pôle industriel d'Arzew.

Jeudi, ils ont bloqué l'accès de la zone industrielle à partir de la localité de Bethioua tout en menaçant d’une immolation collective. La menace n'a pas été mise à exécution après des négociations avec les responsables de la daïra, lesquels ont promis d'accélérer la mise en place d'une structure de contrôle et de suivi de l'emploi dans la zone industrielle. Aujourd'hui, un groupe de jeunes, emmenés par d'anciens employés de l'entreprise Orascom, comptent se regrouper au niveau de la zone industrielle d'Arzew pour dénoncer leur licenciement et exiger leur réintégration. «Nous pensions que l'entreprise procédait au licenciement des ouvriers sans qualification à l'approche de la livraison du chantier de réalisation du complexe d'ammoniac. Or, il s'avère qu'après notre licenciement de nouveaux recrutements ont été opérés.

« C'est de l'injustice», a dit un jeune chômeur. Aujourd'hui, une rencontre est prévue avec les responsables de la daïra d'Arzew pour tenter de trouver une issue à cette crise qui perdure. En attendant, les jeunes chômeurs menacent de ne pas céder cette fois et de ne pas croire en les promesses. «Nous voulons du concret. Les promesses, nous n'en voulons plus. Nous voulons des emplois et nous voulons voir ceux qui ont été licenciés par Orascom retrouver leurs postes d'emploi», ont dit de jeunes chômeurs.

 

F. Ben, 11 mars 2012. Le Temps d’Algérie

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