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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

 
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Dans la classe politique, les prochaines échéances présidentielles ne suscitent pas un regain de contributions et de réflexions sur les voies et moyens pour mettre l'Algérie sur de bons rails. Si l’agence officielle Aps rapporte fidèlement les faits, propos et gestes des dépendance du régime, la les observateur ont de plus en plus l’impression qu’il n’existe plus dans le pays de centre de pouvoir« connaissable ». En Algérie, c'est toujours un peu le cas une années avant une élection, même si cette fois-ci nous disposons d'un premier ministre qui semble faire plus qu'assurer la permanence. Est-ce que nous assisterons encore une fois à la répétition des luttes somme toute "habituelles" autour du choix du président, avec deal final, et tous les clans reprennent leur places! Les informations spectaculaires sur le conflit DRS-Présidence ne sont-elles destinées qu'à inciter le peuple (et l'"ANP-apolitique") à "régarder ailleurs", le temps de faire mûrir, entre les groupes d'intérêts, le deal-cuvée 2014, qui assurera la pérennité du business dans l'intérêt national. Ce n'est pas sûr, car les décantations au sein même du régime sont aussi provoquées par la remontée des besoins d'un vrai développement national. A quoi s'ajoute le fait qu'en cette année 2013, avec l'expérience accumulée depuis janvier 2011, Les révélations italiennes  sur la corruption avérée au coeur des centres de décision  pourraient avoir jouer un rôle encore difficilement mesurable dans la plèbe algérienne à combattivité latente.

 

 

La corruption empêche le développement national 

 

 

 

C’est la conclusion à laquelle abouti l’analyse de Liès Sahar ce matin dans El Watan, intitulée « Aux origines des scandales ». Le journaliste économique explique« En donnant des pots-de-vin depuis l’année 2007 pour les contrats qu’elle obtenait, Saipem était devenue un «décideur» dans les activités d’octroi des contrats pour les projets de Sonatrach,. Au-delà de l’aspect éthique et moral, la corruption fait le lit du sous-développement en Algérie, Quand on analyse les grands projets en réalisation dans le pays et quand on comptabilise le nombre de bureaux d’études nationaux ou les compétences qui ont été formées pour ces mêmes secteurs d’activité, on se demande pourquoi les responsables des secteurs concernés n’associent pas, même au titre de partenaire, les compétences nationales.(…) La pratique des pots-de-vin et de la corruption y est pour beaucoup, et c’est elle en grande partie qui maintient le pays dans un sous-développement que nombre d’observateurs et d’analystes ne comprennent pas, surtout que beaucoup de compétences font le bonheur de diverses sociétés étrangères ici en Algérie et à l’étranger ».

 

 

 

 

 

On se dit que la manière dont les pouvoirs publics abordent ce problème ne mènera pas loin. La défense des prérogatives respectives du DRS et des services présidentiels va-t-elle l’emporter sur la vision prioritaire de l’intérêt national. C’est en tout cas une aubaine pour les multinationales qui gardent leurs points d’appui dans nos centres de décision, avec les copies des virements sur les comptes numérotés qui assurent les fidélités. Mélanie Matarese écrit : « Pour Hocine Malti, cofondateur de Sonatrach et auteur de l'Histoire secrète du pétrole algérien, cette saga politico-financière n'a toutefois rien d'une opération Mains propres. «On a utilisé le motif de la corruption pour procéder à un transfert de pouvoir d'un clan à un autre: celui du DRS (le service de renseignements, NDLR) a opéré une reprise en mains du groupe et du secteur pétrolier, jusque-là sous le contrôle du clan présidentiel, explique-t-il. Aujourd'hui, le DRS veut fragiliser le cercle du président Bouteflika la perspective de l'élection de 2014.»

 

 

 

 

 

 

“Ce n’est pas le Watergate, c’est B. Y.”

 

 

 

 

Dans un communiqué, le procureur général, annonçait hier que l'auteur du “casse”de la Cour d’alger d’où ont été volées des données judiciaires , a été arrêté le 31 mars par les éléments de la police judiciaire. C’est B.Y., âgé de 35 ans, demeurant à Hussein Dey (Alger), «multirécidiviste, condamné pour des faits similaires». Opération pour détruire des dossiers? Non affirme le procureur, «l'intéressé a agi seul sans aucune complicité interne ou externe. Le seul motif de ses agissements étant le vol» (…) «Contrairement à ce qui fut rapporté comme informations quant à un éventuel sabotage des installations et des réseaux informatiques de la cour, ces derniers ne furent nullement atteints et sont opérationnels à 100%»,

 

 

 

Antar Daoud commente : « C'est le général El Hamel qui aurait diligenté l'enquête et retrouvé le voleur. Le Watergate ne serait qu'un fait divers donc selon le procureur. Cela peut être vrai et c'est vrai jusqu'à la preuve du contraire. Sauf que c'est le pays de la méfiance et donc cette histoire, même vraie, ne peut être que fausse. Personne n'ira y croire même avec toutes les preuves possibles. Elle a « pour » elle l'enquête dite scientifique. Elle a « contre »elle la longue histoire de la méfiance, le manque de confiance de l'Algérien envers lui-même, envers l'humanité, sa femme, son voisin, son élu, son militaire et son martyr. Elle a contre elle les enquêtes en cours, la guerre de succession après Bouteflika et l'absence d'un consensus national et d'un contrat collectif pour vivre dans le pays sans se manger. BY peut n'être que B.Y., mais il a contre son évidence l'acte solitaire de Boumaarfi et le tueur de Hachanni et la longue liste des actes isolés ». Sachant en dernier que le communiqué de la cour expliquant le vol a eu le malheur d'être signé et rendu public un 1er Avril ».

 

 

 

 

En Algérie, les chroniqueurs ont à l’égard de la « Justice nationale », le ton de l’amoureux désabusé mais qui y croit encore. Laouari Slimane répète : «Moumen, sinon rien ! Le procès de Khalifa Bank n’emballe plus personne (…) Le «peuple» veut voir Moumen Khalifa ! Le peuple demande Moumen parce que Moumen connaît la vérité, toute la vérité. (…) Ah ! La justice. Il paraît que depuis Sonatrach et Chakib Khelil, les magistrats ont «décidé» de devenir indépendants. Est-ce qu’il y a un magistrat qui va nous dire qu’il n’a pas été indépendant dans «les» affaires Khalifa ? Allez, chiche ! Le peuple veut Khalifa, Chakib Khelil était à Oran pour vendre les dernières babioles qui lui rappellent encore l’Algérie. Le procès de Blida n’emballe personne et les haut-parleurs installés sur le toit du tribunal n’y pouvaient rien. Celui de Sonatrach sans Chakib Khelil sera ridicule. Il faut changer le peuple. »

 

l’avocat Miloud Brahimi qui assure la défense dans l’affaire Khalifa : « Vous savez, Karl Marx avait dit, l’histoire est une tragédie et sa répétition est une farce. Je ne sais pas ce que sera cette répétition ». Et à l’annonce du report du procès Khalifa-bis : « je crois qu’il faut compter près de trois mois pour la prochaine session. Mais je ne suis pas affirmatif ».

 

 

 

Cadeau de consolation? Ce sera encore du réchauffé. On a annonce hier que l'homme d'affaire Achour Abderrahmane et ses complices, deux fonctionnaires de la police comparaîtront, une nouvelle fois, devant le tribunal criminel d'Alger, le 13 mai prochain. Les accusés devront répondre de faux et usage de faux, commis il y a dix ans. Comme pour l’affaire Khalifa, la Cour de Cassation a demandé de rejuger cette affaire, où la banque BNA s’est fait sucrée de 21 milliars de dinars et pour laquelle Abderrahamane Achour avait été condamné en avril 2012 à 18 ans de réclusion criminelle.

 

 

 

HORS SUJET

 

 

 

Les grandes intitutions financières internationales n’aiment pas les transports en commun

 

 

« Pour le visiteur étranger ou pour qui n’a pas vu l’Algérie depuis longtemps, écrit Akram Belkaïd, un élément marquant saute aux yeux. Il s’agit de la diversité et de l’importance démesurée du parc automobile. (…)

 

L’explosion du marché automobile algérien est une bonne nouvelle pour les constructeurs étrangers. C’est aussi l’achèvement victorieux d’une volonté des grandes institutions financières internationales de brider le développement des transports en commun dans un pays pourtant de grandes amplitudes. Sinon, comment expliquer le fait que l’Algérie n’a jamais réussi à obtenir de financements majeurs pour moderniser et développer son réseau ferroviaire ? Depuis les années 1970, la volonté des grands bailleurs de fonds internationaux a toujours été de faire en sorte que l’Algérie soit importatrice nette de véhicules, qu’ils soient lourds ou légers. Et, il ne faut pas se leurrer. Les récents projets de fabrication d’automobiles en Algérie ne sont que de la poudre aux yeux destinée à faire croire que le pays est moins dépendant de ses fournisseurs étrangers. Assembler des véhicules qui ont d’abord été fabriqués, montés puis démontés à l’étranger avant d’être envoyés dans l’usine algérienne, ne sera certainement pas la preuve d’une grande maîtrise industrielle… »

 

 

 

 

 

Ghardaïa : liberté provisoire pour les huis militants

 

 

« Nous avons fait appel de la décision (du juge d’instruction) et ça a été traité très rapidement grâce à la mobilisation des militants », explique Kamel Eddine Fekhar, responsable du bureau de la LADDH de Ghardaïa. M. Fekhar figurait parmi les détenus. Libérés dans l’après-midi, ils ont été accueillis par de nombreux militants des droits de l’Homme et des droits des chômeurs. « Une marche a été organisée de la prison jusqu’au local de la LADDH », dit M. Fekhar.

 

Plusieurs chefs d’inculpation avaient été retenus contre elles après la manifestation du 26 mars : « Attroupement armé », « trouble à l’ordre public » et « profanation de l’emblème national ». Pour Kamel Eddine Fekhar, il s’agissait d’une manifestation exceptionnelle à laquelle chômeurs et militants des droits de l’Homme, Mozabites et Chambis, avaient pris part. M. Fekhar dit ne pas comprendre le comportement de la police. « Un commissaire a giflé et traité un des militants de chien de mozabite à l’extérieur du commissariat », affirme-t-il. (Source : TSA-Algérie)

 

 

 

Synthèse blog, 3 avril 2013

 

 

 

 

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