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Publié par Saoudi Abdelaziz

Les inondations se déplacent d’est en ouest. La nature vient rappeler sa force souveraine, mais encore une fois les effets catastrophiques ne sont pas tous naturels, mais dus à la main de l’homme. Les dégats humains et matériels révèlent encore une fois les tares profondes accumulées dans les politiques ou plutôt l’absence de politiques d’aménagement et d’urbainisme aussi bien au niveau gouvernemental qu’à l’échelle des munipalités et des autres institutions livrées à l’esprit de courte vue des intérêts particuliers. C’est une des facettes du système de pouvoir encore en vigueur dans le pays et que la majorité des Algériens veulent aujourd’hui changer pour avoir leur mot à dire.

 

 

C'est pas moi !

par El-Guellil

 

 Le mauvais temps semble être reparti cette année encore, avec son sinistre cortège de récoltes dévastées, de maisons effondrées, de voies de communication coupées, de villages isolés du monde et de victimes humaines.

Quand l'eau source de vie, devient source de malheur, ce n'est pas à cause du ciel qui a généreusement ouvert ses vannes. C'est à cause des vannes de tous ceux qui avaient en charg
e les réseaux d'évacuations et autres travaux parallèles. Ce n'est pas la pluie qui est la cause de l'effondrement de tels ou tels autres, « travaux nouveaux ». C'est la triche, les mauvaises études, le manque de suivi dans les contrôles et j'en passe ; c'est l'homme. Si la pluie ne trouve pas de chemin, elle se le fraie, et c'est nous qui payons les frais. Une trémie récemment construite, devient à chaque trombe d'eau une véritable piscine, un véritable piège pour véhicules. Son inauguration, pourtant, a été copieusement arrosée par les articles de presse qui faisaient l'éloge des loges constructrices de tunnels qui mènent aux comptes en banque et aux crédits. Mzia kayène la pluie elli tekchef. Mais malgré toutes ces tares, si tu tentes de situer les responsabilités, chacun te dira que c'est la faute à l'autre. Personne n'est responsable, tous ont fait leur boulot convenablement.

Hé oui, c'est comme ça quand il y a un important travail à faire, et qu'on a demandé à Tout le monde de le faire. Tout le monde était persuadé que quelqu'un le ferait. Chacun pouvait l'avoir fait, mais en réalité Personne ne le fit. Quelqu'un se fâcha car c'était le travail de Tout le monde ! Tout le monde pensa que Chacun pouvait le faire. Et Personne ne doutait que quelqu'un le ferait... En fin de compte, Tout le monde fit des reproches à Chacun. Parce que personne n'avait fait ce que quelqu'un aurait pu faire : contrôler.

 

 

Rassemblement des habitants devant le siège de l'Apc de jijel

 

 

Ils réclament  l'assainissement de la cité Rabta


Les fortes précipitations enregistrées ces dernières 72 heures, dans la wilaya de Jijel, ont provoqué des inondations, notamment dans la cité Rabta de la ville de Jijel, où des habitations et des locaux commerciaux ont été inondés par les eaux en furie, causant des dégâts matériels considérables. Les habitants de cette cité s'étaient rassemblés dimanche devant le siège de l'APC de Jijel.

 

Cette cité, basse par rapport au niveau de la mer, reste exposée aux risques des inondations, d'autant plus que les eaux de pluie engendrent à chaque fois une remarquable érosion. La cité fait aussi l'objet d'infiltration des eaux de pluie en l'absence d’une étude sérieuse par les services concernés.

 

Le P/APC de Jijel a rencontré une délégation des protestataires dans son bureau et il est arrivé à apaiser la situation en promettant de prendre en charge les doléances des contestataires en collaboration avec les services de la wilaya.

 

Mourad B. 29 novembre 2011. Le Temps d’Algérie

 

 

 

 

Oran : La pluie de toutes les colères

 

 

 Suite aux importantes précipitations qui se sont abattues sur Oran, depuis plus de deux jours, notamment durant la nuit de dimanche à lundi, plusieurs quartiers de la ville ont été inondés, à l'instar du terrain Miranda ainsi que tous les quartiers du versant sud du mont Murdjadjo.

L'eau a atteint dans certaines habitations près d'un mètre de hauteur et si aucun dégât humain n'a été enregistré dans cette zone, les dommages matériels par contre, sont immenses et plusieurs familles se sont retrouvées sinistrées. Devant cette situation indescriptible, des protestations, voire des débuts d'émeutes, ont eu lieu dans un premier temps, au niveau de la pénétrante de Ras El Aïn, donnant sur Sidi El Houari. Des citoyens déchaînés ont bloqué la circulation et la rumeur a vite circulé au point où vers 10h, aucun véhicule n'a emprunté cet axe routier. Pour mieux alerter les autorités sur leur situation, plusieurs citoyens ont tenté une action identique, à l'avenue Emir Khaled, non loin des arènes. Il était 11 h, quand plusieurs citoyens et particulièrement des jeunes ont investi cette artère et ont tenté de bloquer la circulation alors que d'autres habitants de ce quartier se sont regroupés à proximité de la polyclinique Emir Khaled. Les forces de l'ordre étaient sur place et sont arrivées à disperser sans user de la force, les manifestants avant que les autres qui se sont rassemblés à l'entrée du marché se soient mis à jeter des pierres sur les forces de l'ordre qui ont riposté énergiquement, repoussant les assaillants. Durant plus de 30 minutes, l'avenue Emir Khaled était déserte. Toutefois, cette action n'a pas fait l'unanimité chez la population locale qui a appelé au calme.

On signale également qu'à Mers El Kebir et suite aux inondations de certains quartiers de la localité, des habitants ont protesté énergiquement, en investissant la route nationale. Il a fallu l'intervention du chef de daïra d'Aïn El Türk et du maire de la ville pour apaiser les esprits. Il en est de même du côté de douar Cheklaoua, rasé depuis longtemps et dont le site a été réinvesti par d'autres familles qui ont érigé un impressionnant bidonville donnant sur la Sebkha. Des citoyens et ce n'est pas la première fois, ont tenté de protester pour les mêmes raisons en investissant le rond-point El Bahia.

Notre virée au terrain Miranda, construit sur un lit d'Oued, nous a permis de constater les dégâts dans des dizaines d'habitations construites en amont du fond d'oued et sur un terrain glissant. Ici, les crues de l'oued et de ses affluents ont augmenté considérablement et plusieurs quartiers sont restés isolés. Et il a fallu la pose de passerelles de fortune faites de madriers pour permettre aux personnes de circuler. A ce propos, on apprend que les élèves de tout ce quartier n'ont pas pu rejoindre leurs établissements scolaires. A ce titre, un responsable d'un établissement de santé publique situé à l'ouest d'Oran, a indiqué que 80% de son personnel s'était absenté en raison des difficultés de circulation. D'ailleurs, du rond-point des Amandiers jusqu'à El Hassi, la voie express était impraticable et pour un trajet de 5 km, la durée pouvait atteindre facilement 1heure et demie.

Un habitant du terrain Miranda raconte que «vers 6h, alors je m'apprêtais à secourir des voisins dont l'habitation était inondée, j'ai entendu mes enfants crier après l'effondrement d'un mur. Du coup, les importantes quantités d'eau qui se sont infiltrées les ont éjectés en dehors de l'habitation. Et heureusement que l'eau n'a pas atteint les prises électriques, sinon ils auraient été électrocutés». Dans ce quartier connu pour ses ruelles serpentées et difficilement accessibles, un élan de solidarité s'est développé spontanément et les citoyens, munis de pelles, étaient à pied d'œuvre afin de déblayer les importantes quantités de boue.

Pour illustrer les conditions inhumaines qui caractérisent ce quartier, il y a lieu de citer la déclaration faite en 2002 par Djamel Ould Abbès, alors ministre de la Solidarité et qui a qualifié ce site de «véritable enfer».

Salah C. 29 novembre 2011. Le Quotidien d’Oran

 

 

Intempéries sur fond de protestations

 

 

Colère des habitants à Kouchet El Djir, Ras El Aïn, Cholet, El Hassi et Aïn Beïda

 

À Ras El Aïn et aux Planteurs, les eaux ont également investi les maisons, les canaux d’évacuation des eaux pluviales étant bouchés ou inexistants.

 

«Une fille de 12 ans a été sauvée in extremis car elle a failli être engloutie par les eaux de l’oued. On ne peut pas continuer à vivre dans le danger», ont crié les habitants de Kouchet El Djir qui se sont mobilisés hier matin sur le pont surplombant la nouvelle route de Ras El Aïn. Ils ont jeté des pierres sur les services de sécurité, les éléments de la brigade anti-émeutes de la police venus leur interdire d’investir cette route principale menant au port d’Oran.

 

«Nos habitations sont inondées. On a perdu toutes nos affaires, notamment les articles ménagers. A chaque averse, nous vivons le même calvaire. Ce n’est pas une question d’intensité des pluies», expliquera un des habitants de Kouchet El Jir. Ils étaient en fait plus d’une centaine de femmes, hommes et enfants à se mobiliser sur ce pont pour crier leur colère. Sur les hauteurs, à Ras El Aïn et aux Planteurs, les eaux ont également investi les maisons, les canaux d’évacuation des eaux pluviales étant bouchés ou inexistants.

 

La même protesta a été enregistré à El Hassi où les eaux pluviales mêlées aux eaux usées ont investi les habitations et où les routes se sont transformées en lacs marécageux. «Nous voulons de meilleures conditions de vie, un aménagement urbain et des travaux de voirie. Notre quartier est la porte d’Oran et il est semblable à un douar. Même la route principale est obstruée par les eaux», a dit le plus calme des protestataires sur la route principale d’El Hassi. A Aïn El Beïda, les habitants du bidonville «le virage» sont également sortis à la rue, demandant à être relogés dans les plus brefs délais, leur vie étant en danger. Ces derniers ont bloqué la route longeant le cimetière à la circulation.

 

Hier, d’autres habitants de bidonvilles à l’exemple de celui de Sid El Chami et d’El Kerma sont également sortis dans la rue, demandant à être relogés. La ville d’Oran offrait, ce lundi, l’image d’une cité dévastée par les eaux pluviales qui ont perturbé le quotidien des Oranais et, à l’heure matinale où le maire animait une conférence de presse, à la salle des délibérations de l’Hôtel de Ville,  sur le récent débrayage d’un groupe d’agents de la Division de l’Hygiène et de l’Assainissement, il fut appelé pour rejoindre le quartier de Chollet.  

 

Le maire d’Oran suspend une conférence de presse

 

Avant de quitter la salle des délibérations, le maire a précisé qu’une plainte a été déposée contre six agents de la DHA, pour débrayage sauvage. «Ils ont enfreint les lois du code communal et la réglementation en matière de législation du travail», a-t-il souligné. S’agissant des intempéries, il est vrai qu’elles ont mis à jour des situations indescriptibles, d’abord, dans la circulation automobile, intenable au niveau des carrefours et des ronds-points. En effet, des axes routiers submergés, à certains endroits, des crevasses ravinées par la furie des eaux, des tranchées infranchissables, telles sont les images qu’offrait la cité sans compter les avaloirs qui n’arrivent plus à laisser couler les eaux de ruissellement.

 

D’autre part, les déchets solides drainés par la pluie, les torrents de  boue provenant de divers chantiers de construction ont fini par obstruer le réseau d’évacuation des eaux pluviales que les agents essaient, tant bien que mal, de désengorger, comme par exemple, à hauteur de l’ex-boulevard Charlemagne, tout près de la mairie.                                  
 

Hafida. B / A. Denia. 29 novembre 2011. El Watan

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