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Publié par Saoudi Abdelaziz

LL'Afrique doit prendre garde à l’influence de Chine, a déclaré hier la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, à Lusaka. "Nous ne voulons pas voir un nouveau colonialisme en Afrique", a-t-elle dit. "Nous ne voulons pas voir (les investisseurs) saper la bonne gouvernance en Afrique."(…) "Il y a plus de leçons à tirer des Etats-Unis et des démocraties", a assuré Hillary Clinton.

 

La bonne gouvernance serait donc activement soutenue par les démocraties, anciennement colonialistes. La veille de ce discours, l’éditorial du Monde, daté du 10 juin soutient « les discours occidentaux prônant la "bonne gouvernance" ».

Mais, il ajoute : « C'est pourquoi le refus que vient d'opposer le parquet de Paris, soumis statutairement au pouvoir exécutif, à la demande de deux juges d'instruction d'élargir leurs investigations dans l'affaire des "biens mal acquis" par les familles de trois chefs d'Etat africains est incompréhensible. Saisis d'une plainte déposée en 2008 pour "recel de détournement de fonds publics" à l'initiative des organisations non gouvernementales Transparence internationale et Sherpa, les deux magistrats possèdent déjà un inventaire des achats suspects, notamment immobiliers, effectués en France par les familles des présidents du Congo-Brazzaville, du Gabon et de la Guinée équatoriale avant le dépôt de la plainte.

 

Leurs investigations viennent de révéler que ces transactions s'étaient poursuivies depuis lors. Les juges d'instruction avaient besoin du feu vert du parquet pour enquêter sur ces opérations récentes et déterminer l'origine des fonds utilisés. Le refus du parquet est sans appel ».

 

L’éditorial du Monde s’interroge : « Nicolas Sarkozy peut-il soutenir les peuples arabes en révolte contre leurs dirigeants corrompus, alors que son ministre de la justice couvre pareille interdiction d'enquêter sur les "biens mal acquis" un peu plus au sud ? La France a ratifié la convention de l'ONU contre la corruption de 2003, qui fait de la restitution des avoirs frauduleux un principe du droit international. Il est temps qu'elle la mette en œuvre concrètement ».

 

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