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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

DR-« Ne dit-on pas que la vitrine d’une ville, c’est sa pénétrante

à l’image des grandes villes ? » (M. Ghoul à Sidi Bel Abbès)

 

 

...« Pourtant, en économie, les bulles finissent toujours par se dégonfler »

 

   

 

 

 

Le casino et la roulette russe

 

 

 

Par Salim Rabia



     

 

La «tradition» a été respectée. Il y a eu beaucoup de monde au salon de l'automobile et le tramway y a beaucoup contribué. Dans les vœux secrets des planificateurs résiduels d'Algérie, le second fait partie de la panoplie des transports en communs destiné à rattraper et à corriger la politique d'encouragement de l'achat des automobiles qui s'est, de facto mise en place, ces dernières années. Mais les concessionnaires sont heureux en Algérie.

 

     

Indubitablement et quand ils râlent, ils l'accompagnent de ce sourire en coin qui nous invite à ne pas trop y croire. Ils râlent de plaisir, les vendeurs, pas de colère. Le succès de l'auto est tel que même les mesures, tardives, destinés à brider les importations n'ont pas contrarié le rush et le boom. Pas plus d'ailleurs que la congestion, absolument démentielle, des villes. Et comme les «françaises» dominent, on a également hérité du dangereux travers de la France pour le diesel dont les scientifiques et l'Organisation Mondiale de la Santé a mis en évidence le caractère cancérigène. Et de manière aussi absurde qu'en France, ce «carburant tueur» coûte moins cher que l'essence ce qui pousse encore plus de gens à choisir la voiture «cancérigène».

 

     

L'Algérie tente de se rattraper en mettant des milliards dans le bon sens, celui des transports en commun, celui du rail. Mais en attendant un problématique rééquilibrage, on consomme beaucoup de carburants. Et la question de la subvention, non budgétisée, aux carburants est posée. Par les économistes algériens qui relèvent que cela encourage une consommation immodérée alors que nos réserves s'épuisent et ne se renouvellent pas. Pour l'heure, on ne veut pas trop remuer dans ces histoires, on ne va pas mettre en colère les gens qui assurent qu'un prix bas est leur «part de pétrole».

 

     

Le Maroc, pays non pétrolier, se démène depuis des années avec une Caisse de compensation qui n'en peut plus. On y agite des belles idées le ciblage de l'aide dont la mise en œuvre n'est pas évidente. En Algérie, on finira par en parler même si les temps ne sont pas à faire «vrai» et à provoquer des «colères» sociales. Pourtant, en économie, les bulles finissent toujours par se dégonfler. Chypre, en sait quelque chose. Le pays est coulé par les banques. Les oligarques qui se sont sucrés dans les privatisations mafieuses de l'ère Eltsine y ont laissé de très grosses plumes. Au Casino, il n'y a pas de justice, il n'y a que le jeu de la roulette, Russe dans ce cas d'espèce !

 

 

 

Salima Rabia, 26 mars 2013. Le Quotidien d’Oran

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