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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

La chronique du Condjador (63)

 

 

 

Avec les bandes de délinquants qui ne sortent que la nuit, les chiens errants ont pris leurs places au centre-ville de Jijel, au lotissement EKT, au Camp-Chevalier et à la nouvelle cité de Haraten. Et même aux alentours du port.

 

On sait que la plus grande hamla de liquidation de chiens errants a eu lieu pendant la période terroriste : les rondes nocturnes de policiers à pied étaient démasquées par ces chiens, parfois même attaquées.

 

Ces chiens ne sont pas venus d’autres régions, ils sont de chez nous. Ils vivaient dans  des mechtas et douars de Jijel vidés par la fitna de leurs habitants, qui eux-mêmes obligés de se refugier en ville, ne trouvaient pas où se loger. Ils ne pouvaient amener ce fidèle animal, qui était si essentiel pour les ruraux.

 

Aujourd’hui, des travailleurs qui partent au travail tôt le matin se font attaquer au Camp- Chevalier ;  à Tabat Zrara, des marins qui, à 5h du matin, rentrent de la pêche de nuit, ont aujourd’hui peur d’aller rejoindre leur maison à Haraten.

 

Les chiens errants paralysent la circulation à pied et à moto dans Jijel. Les autorités ne lèvent pas un doigt : elles roulent dans des voitures fermées et on sait qu’elles ne se lèvent pas à 4 du matin pour travailler.

 

Maintenant les travailleurs qui triment de bonne heure, mettent des stocks de pierres dans les poches chaque matin avant de sortir, dans le noir, de la maison. Cette flambée de chiens errants à Jijel est-elle due au grand nombre de restaurants, à l’anarchie des commerçants qui jettent tous les restes sur les trottoirs, à 22 h, alors que le camion de ramassage des ordures ne passe qu’à 7 h du matin, au Camp Chevalier ? Moi-même, je passe devant en moto chaque matin : l’odeur est épouvantable.

 

 

Le Condjador, Jijel, 10 octobre 2012

 

 

 

 

Postscriptum

Fumée toxique

 

La cheminée de l’incinérateur de l’hôpital M. Seddik Benyahia  continue de nous empoisonner chaque jour. Dans le silence. Les plus malins de ceux qui ont les moyens ont simplement investi dans les fenêtres étanches et les climatiseurs hight tech.

Je ne trouve pas encore de réponse à la question : pourquoi l’incinérateur ne démarre qu’à midi pile. Plusieurs hypothèses :

 1) Les délais de dépôt des déchets des cliniques privés (en plus de ceux de l’hôpital)

2) Le wali quitte son bureau pour aller manger, à midi

3) Peut-être que les fumées toxiques et leur odeur chimiques épouvantable perd de sa toxicité au milieu de la journée ...

 

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