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Publié par Saoudi Abdelaziz

Les cinq cents salariés de l’hôtel Sheraton Club des pins ont été contraints de reprendre le travail après que le tribunal de Cheraga, à la demande de l’employeur, ait déclaré illégale la grève déclenchée il y a une quinzaine de jour, pour demander la réintégration de vingt de leurs collègues licenciés en juin dernier. Karima Adjemout rend compte pour Le Temps d’Algérie de ce coup dur porté au droit de grève.

 

 

 

Apres leur convocation par le tribunal de Cheraga

 

Les grévistes de l'hôtel Sheraton reprennent le travail


Les travailleurs de l'hôtel Sheraton Club des pins d'Alger ont arrêté leur mouvement de grève illimitée qu'ils observaient depuis 17 jours. Les 500 employés grévistes de l'hôtel Sheraton Club des pins d'Alger ont cessé leur mouvement de débrayage, nous a déclaré Rachid M., l'un des grévistes.

 

«Tout le monde a repris, hier, le travail», nous a-t-il dit. Cette décision a été prise après que le tribunal de Chéraga ait déclaré leur grève illégale. Les grévistes ont décidé de reprendre le travail après des «menaces de licenciement pour 260 employés». «On est victime d'un acharnement», a déclaré ce gréviste, en indiquant  que les 260 employés concernés ont été convoqués par le tribunal de Chéraga.

 

En effet, la direction de l'hôtel a déposé, il y a une semaine, une plainte auprès de cette institution judiciaire en qualifiant les grévistes de «perturbateurs». «Les intéressés ont été convoqués par le tribunal qui devait statuer sur leur cas. Cette décision est la deuxième après celle portant sur l'interdiction d'accès à cet établissement à l'encontre des 22 employés licenciés.

 

Hafid Benhadria qui, pour soutenir ses collègues, a observé une grève de la faim pendant cinq jours, a arrêté son action  après la dégradation de son état de santé. Ce mouvement de grève illimitée, observé par 500 employés de cet établissement touristique, remonte au début du mois de juin dernier. L'origine de cette action de contestation est, selon les grévistes, «le licenciement abusif de 20 travailleurs».

 

Karima Adjemout. Le Temps d’Algérie, 2 octobre 2011

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