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Publié par Saoudi Abdelaziz

Après les enseignants, les cheminots et les travailleurs communaux, les avocats et les médecins spécialistes de santé publique reviennent à la charge et entament aujourd'hui un mouvement de protestation. Dans d’autres secteurs, tels que les Douanes, le BTPH et la Poste, des menaces de grève sont brandies pour réclamer de meilleures conditions de travail.

 

Si septembre a été relativement calme, le mois d’octobre est, lui, marqué par une reprise de la contestation dans plusieurs secteurs névralgiques. Santé, transports, collectivités locales, enseignement… même le secteur épineux de la justice n’est pas épargné. Si la grève des cheminots qui a bousculé la SNTF a été gelée il y a trois jours, d’autres travailleurs sont incontestablement là pour prendre la relève.

Le syndicat des sages-femmes a décidé de reporter sa grève, prévue pour le 23 octobre, d’une semaine après avoir reçu une promesse de la centrale syndicale UGTA d’entamer des négociations avec le ministère de la Santé.

Le Syndicat des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP), qui a annoncé une grève illimitée, ne compte pas reculer ; sa grève a bel et bien commencé. «Nous n’avons pas d’autre voie pour dénoncer l’état déliquescent de notre système de santé dans l’intérêt de nos malades», explique le docteur Yousfi, président du SNPSSP. A l’origine de ce retour à la protestation, des revendications non satisfaites malgré des promesses répétitives sur l’amendement du statut et le régime indemnitaire qui attendent depuis des mois.

Toujours dans le secteur de la santé, les professeurs d’enseignement médical menacent aussi de recourir à la grève à partir du 30 octobre, annonce le SNPEM, syndicat national de ce corps. En attendant, dans d’autres secteurs, des grèves se poursuivent.



 

De plus en plus de menaces



Les agents communaux achèvent leur troisième jour de grève aujourd’hui avec un taux de participation «réjouissant» de 75%. Les avocats montent également au créneau aujourd’hui avec une première journée de grève qui durera jusqu’au 27 octobre ; ils contestent un projet de loi réglementant leur profession en revendiquant l’amendement du code de procédure civile, l’enrichissement du code de procédure pénale, la création d’une mutuelle des avocats et la mise en place d’une TVA à 5% au lieu de 17%. Le secteur de l’enseignement n’est pas en reste, avec les employés de l’éducation qui sont en grève depuis dimanche. Le Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE), auquel est affiliée la Coordination nationale des corps communs et des travailleurs professionnels, en est à son avant-dernier jour de grève pour exiger de meilleures conditions socioprofessionnelles : revalorisation des salaires et intégration au secteur de l’éducation nationale.

Dans d’autres secteurs, l’heure est plus à la menace de recourir à la grève. Parmi eux, les douaniers et les entrepreneurs, qui attendent la fin du mois, mais aussi les travailleurs d’Algérie Poste qui évoquent la possibilité d’un arrêt de travail d’une demi-journée dans les prochains jours. Ils réclament de meilleures conditions de travail et une valorisation des indemnités.

 

Pendant ce temps, dilemme chez les citoyens. Entre agacement et soutien pour ces aspirations à une vie meilleure «tellement légitimes». Seule importe, au final, la réponse que le gouvernement réserve à ces syndicalistes en lutte.

Fella Bouredji. 25 octobre 2011. El Watan.com

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