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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

La presse quotidienne a généralement passé sous silence la grève des 5000 ouvriers de l’usine Cevital de Bejaïa. Il ne s’agit pas de « tous les journaux », dans notre blog nous avons repris d’excellents comptes-rendus, mais surtout du blackout des quotidiens à gros tirages. Alger républicain a commenté hier ce curieux silence :

 

« Rebrab, le patron de Cevital, exerce un énorme pouvoir financier. Il peut couper la publicité aux journaux qui feraient état du degré d’exploitation des travailleurs qu’il emploie et du déni de leurs droits syndicaux.

Rebrab est avant tout et surtout un des plus gros importateurs : sucre, café, voitures, véhicules industriels, matériel de reproduction, etc. La manne publicitaire Cevital, payée en fait par les consommateurs, se chiffre en milliards. Elle nourrit les actionnaires d’une multitude de journaux.

Il y a cinq ans, des travailleurs des ateliers de réparation de l’ex-Sonacome de Hassi-Ben Bouali, rachetés à vil prix pour être transformés en salons d’exposition de voitures importées, ou "show rom", avaient été licenciés arbitrairement pour avoir simplement demandé le respect des conditions fixées dans le cahier signé lors de la privatisation de ces ateliers. Ils ont eu beau faire un sit-in sur ce grand boulevard durant plus d’un mois et contacté des dizaines de journalistes pour qu’ils fassent écho à leurs protestations, aucun journal dit "démocrate" n’avait relaté leur action.

Quelques mois plus tôt une femme avait osé créer un syndicat UGTA dans une de ses filiales, la société d’importation de véhicules Hyundai. Elle a été chassée manu-militari. Là aussi nos journaux "démocrates" observèrent le silence le plus total. Les responsables de l’UGTA ne levèrent pas le petit doigt pour défendre leurs adhérents victimes de l’arbitraire patronal ».

Alger Républicain

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