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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

L’absence de respect de la règlementation sociale, la mauvaise gestion couverte par le laisser-faire des sociétés de gestion des participations publiques (SGP) et le respect hypocrite de l’autonomie des entreprises par gouvernemental, l’inertie de la hiérarchie syndicale se conjuguent, débouchent comme dans de nombreuses entreprises publiques sur des confrontations sociales longues, parfois inextricables, mettant à nu l’absence d’Etat de droit dont souffre le monde du travail.A l’EMMI du Hamiz, à quelques kilomètres de l’aéroport d’Alger, c’est le 5èmejour de grève.

 

 

 

 

EMMI d’El Hamiz

 

 

Les travailleurs en grève illimitée

 

 

Les travailleurs de l’Entreprise de montage et de maintenance industriels (EMMI) d’El Hamiz sont en grève depuis dimanche dernier.

 

Les 540 grévistes justifient le recours à cette action par la mauvaise gestion de cette unité étatique et réclament le départ de son premier responsable qui a, selon eux, échoué dans la réalisation des objectifs escomptés.

«La situation de notre unité se dégrade de jour en jour à cause de la marginalisation des travailleurs et de l’échec des politiques de gestion adoptées par les responsables de la société de gestion des participations (SGP) et les dirigeants de l’entreprise mère», écrivent-ils dans une requête établie avant l’entame du débrayage.

 

Les grévistes s’élèvent contre le non-respect de la convention collective, le recrutement des retraités et la mise à l’écart des cadres compétents, précisant que certains de ces derniers ont démissionné suite aux pressions et aux intimidations dont ils ont été victimes. Ils s’indignent en outre contre «le gaspillage des fonds de l’entreprise et l’octroi de prêts avec l’argent des œuvres sociales au profit des proches d’un ancien directeur pour l’achat de véhicules et la location d’appartements». Le syndicat, censé défendre leurs droits, n’a pas été renouvelé depuis 2006, déplorent certains protestataires, en dénonçant le silence des responsables l’union locale UGTA de Dar El Beïda quant aux dépassements commis à leur encontre.

 

S’agissant du volet professionnel, les travailleurs réclament la révision de la grille de salaires, l’augmentation de la prime d’ancienneté et l’introduction de la prime de rendement individuel et collectif dans la paie.

Ils s’interrogent aussi sur «le sort des cotisations d’affiliation à l’assurance sociale qui ne sont versées ni à la CNAS ni sur nos comptes», soulignant que pas moins de 204 d’entre eux se sont plaints auprès de l’inspection du travail alors que 91 ont recouru à la justice dans l’espoir de faire valoir leurs droits. Les grévistes précisent enfin que le mouvement de grève se poursuivra jusqu’à l’ouverture d’un dialogue franc avec les responsables de l’unité. 

 

Ramdane Koubani, 29 novembre 2012. El Watan.com

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