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Publié par Saoudi Abdelaziz

La chronique du Condjador (15)

 

Le mot révolution populaire, avec ses mouvements des masses, sa justice populaire morale et équitable en faveur des classes inférieures majoritaires, ayant pour but d’installer un ordre nouveau, a été banni. Le capitalisme l’a détruit.

 L’idée de révolution ou celle de djihad, dont les martyrs auront leur récompense là-haut au paradis, ne fait plus le poids face à la réalité actuelle. Tout le monde veut être payé ici sur terre. Le pouvoir religieux ou la tradition religieuse deviennent faibles devant les arguments actuels. Les évènements passés et le cours actuel ont fait de l’Algérien un négociateur habile, avec des archives historiques personnelles riches et un recul intelligent dans son jugement.

 Une autre  espèce de révolution a vu le jour. Un hybride mélange de deux extrêmes : la justice de masse et l’individualisme, deux extrêmes qui  se mélangent dans le paradoxe.

 Aux sablières de Bazoul exploitées par cinq privés, l’accès a été fermé par les autochtones. Ils ont posé un marché aux exploitants de sable : ils autorisent l’accès mais en échange les opérateurs aménagent la route qui dessert les habitations des résidents. Ils sont intransigeants, cette offre ne doit pas être discutée.

 Cette sorte de « chantage » s’accompagne, chez les personnes qui gèrent l’action des villageois, de négociations pour obtenir un bon magot des exploitants des sablières en échange de leur intervention pour maîtriser pacifiquement la situation.

 C’est à peu près le même phénomène qui se passe à Tichy, avec la tentative de fermeture des discothèques et d’expulsion des prostituées. Les meneurs ont demandé quatre cents millions, destinés à aider les nécessiteux de la localité. Les bars et discothèques ainsi que toute cette prostitution ne leur ajoutent rien, bien au contraire. Il arrive même que leurs enfants  donnent un nom aux enfants illégitimes des prostituées, avec un mariage blanc tarifié à cinq cent milles dinars, mais ils se ruinent après dans la délinquance.

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