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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

S’agit-il de « manœuvres combinées » ? Après Hicham Aboud, le général Yala. Les anciens officiers occupent l’espace médiatique. L’ancien chef de la Marine qui aspire à la présidence : « dès 2014 » pourrait commencer l’apocalypse économique. Il faut faire vite. Le général est catégorique. Non seulement, il faut exclure l’idée d’un quatrième mandat, mais  « Il est également urgent d’interrompre le cours de l’actuel mandat. Chaque jour compte ».

 

 

 

Le diagnostic de la situation économique que lui ont préparé des experts est en effet sans appel. Il n’exclut pas, dès l’année prochaine, une succession de calamités : - « Fonctionnaires sans salaires,- licenciements massifs,- subventions supprimées (pain, sucre, huile, etc.,),- prix des carburants multipliés par 10- Eau et électricité non accessibles (retour à la bougie et au charbon de bois ?),- limitation drastique des importations avec les innombrables conséquences sur les coûts des biens, des services et sur le fonctionnement des PME,- compression, voire suppression des budgets santé, éducation, assistance sociale, moudjahidine, retraites, etc. La pauvreté va se généraliser, la misère populaire atteindra un seuil intolérable qui menacera l’unité du pays, sa sécurité et même son existence ».

 

 « Personne ne peut croire aujourd’hui que le Président est innocent dans la rapine qui s’est installée et généralisée dans ce pays. Son rôle est déterminant dans ce processus ». Le général veut faire remonter l’accusation  jusqu’au début des années 80 : « Rien ne peut effacer le verdict de la Cour des comptes rendu le 8 août 1983 ». Le général semble vouloir réserver à Bouteflika le sort de Moubarak et Ben Ali.  Et pire encore. El Watan titre  « Dérive ou haute trahison », car l’accusation de Yala ne porte pas seulement sur des faits de corruption ou de mauvaise gestion : « On est  mais bel et bien face à une situation claire et sans équivoque qui relève de la haute trahison ».

 

Pour sauver notre Algérie, et lui éviter le « terme fatal et du chaos », le général préconise « un véritable plan de guerre». Pour quoi faire ? Il nous demande de lui faire confiance : « Dans tous les cas, nous savons exactement ce qu’il faut faire dans l’immédiat et dans le court terme pour amortir le choc et éviter le chaos. Nous savons aussi exactement ce qu’il faut faire dans le moyen et long termes pour donner à l’Algérie le statut de pays émergent ».

 

Le peuple a-t-il son mot à dire dans la définition de ce qu’il faut faire. Et les promesses citoyennes dont nous avait bercés Mohand Tahar Yala dans son premier manifeste ? Ce sera pour après la prise de pouvoir. La mobilisation du peuple « ne sera obtenue que par une rupture radicale avec le système et la mise en place d’un Etat de citoyenneté, seul capable de redonner la confiance ».

 

 

En attendant ce jour démocratique et citoyen, faudra-t-il de nouveau décréter l’Etat l’urgence, mon général ?

 

 

 

 

Après les excès d'ivresse médiatique de Aboud et la sortie fracassante du général Yala, nous attendons avec curiosité la prochaine manoeuvre.

 

                

Saoudi Abdelaziz, 21 mai 2013. Texte intégral de l'article du général Yala : El Watan.com

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