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Publié par Saoudi Abdelaziz

La décision du gouvernement Sellal, annoncée sans discussion à l’APN d’entériner, sans débat public, l’option de Sonatrach et de ses parrains d’exploiter le gaz de schiste en utilisant la technique américaine de la fracturation hydraulique, relance la question cruciale de l’Eau.

 

 

Exploration de la région de guerbez Tedjanin 2010  

DR

 

 

 

Dans un article circonstancié du site écologique Nouara-Algérie, article pesant le pour le contre dans le débat sur le gaz de schiste( malheureusement trop confidentiel jusqu’ici souligne-t-il) l'écologiste Karim Tedjani conclut :

 

« L'Algérie doit monter l'exemple

 

L’Algérie, en tant que leader africain et membre actif à l’échelle mondiale de la lutte pour l’environnement, ne peut que montrer ce genre d’exemple et faire un tel calcul durable. L’eau c’est le pétrole de demain et c'est déjà aujourd'hui de "l'or bleu" pour nombre de citoyens de cette planète. Parce que les procédés actuels d’exploitation du gaz de schiste ne sont pas en corrélation avec le stress hydrique qui est une réalité environnementale incontestable en Algérie, parce que ce pays a les moyens financiers de patienter, parce qu’à long terme cette eau gaspillée pourrait sauver l’économie algérienne et l'environnement du pays , parce que l’Algérie doit être un pays exemplaire en Afrique s’il veut en être un des leader légitime, pour tout cela et bien d’autres chose encore, il serait bon de ne pas se précipiter à développer l’exploitation du gaz de schiste dans ce pays .

La jeune Algérie indépendante ne doit pas tourner le dos à une telle opportunité mais elle doit lui faire face avec sagesse, pondérance, et donc maturité .Espérons qu'entre réalité économique et urgence écologique, la balance sera équilibrée dans cette affaire. Même si l'est malheureusement permis d'en douter sérieusement.

Le grand et vrai défi de l'Algérie ne sera pas d'être égale à elle-même pour les décennies à venir, mais bien de muter vers un modèle de société plus en phase avec les réalités économiques, sociales et environnementales du pays tout en veillant à apporter une participation crédible à l'effort mondial pour préserver l'écosystème planétaire.

 

 

Jean-Luc Redaud

 

 

 La demande en eau dans les pays du Sud de la Méditerranée ne cesse d'augmenter, à cause des effets cumulés de l'urbanisation, d'une littoralisation croissante des populations, ainsi que du développement de l'irrigation. La gestion de l'or bleu est donc devenue un enjeu majeur pour ces pays. Dans ce contexte fragile, la puissance publique a un rôle de régulateur très important à jouer, a soutenu Jean-Luc Redaud, ingénieur français des Ponts, des eaux et des forêts, et membre de l'Académie de l'eau, lors d'une conférence donnée samedi 20 octobre, à Alger » lit-on sur Maghreb Emergent dans un article rendant compte de l’évènement sous le titre

Les pays du sud de la Méditerranée ne sont pas encore arrivés à une gestion durable de l'eau

 

 

Nedjma Rondeleux y écrit notamment :

 

 

« La gestion de l'eau en Algérie est sûrement la plus difficile des trois pays du Maghreb, à cause d'une forte concentration des ressources disponibles, qui appelle la mise en place d'une politique ambitieuse et organisée de transferts. Et il y a surtout le problème du Sahara», a déclaré Jean-Luc Redaud, en marge de la conférence organisée à Alger sur le thème de la « gouvernance de l'eau ».

 

L'Algérie serait-elle donc en état de « stress hydrique », c'est-à-dire confrontée à un manque structurel de ressources en eau ? L'ingénieur français n'a pas voulu se prononcer, et a préféré répondre plus généralement que la « situation de stress hydrique était le plus souvent liée à une mauvaise gestion des équipements publics, entraînant un énorme gaspillage, plutôt qu'à un manque de ressources en eau ».

 

Dans de telles conditions, les choix d'exploitation de l'eau dans le pays ont été déterminants. « Les unités de dessalement ont permis de répondre rapidement à une situation devenue insoutenable dans les années 80-90 », a estimé Jean-Luc Redaud, tout en admettant que « le rejet des eaux de saumure extrêmement salées dans la mer n'était pas très bon ». Par ailleurs, ces unités coûtent très cher, même si de nouvelles techniques d'exploitation, notamment l'utilisation de la membrane, ont permis une baisse sensible des coûts.

 

Les barrages offrent une solution moins coûteuse, mais les effets du changement climatique menacent leur efficacité, a déclaré Jean-Luc Redaud. « Le barrage stocke l'eau excédentaire. Il faut donc s'assurer que le bassin d'alimentation soit suffisamment grand pour le remplir. Or, avec le réchauffement climatique et la multiplication des sécheresses, on n'est plus sûr d'y arriver », a-t-il poursuivi, en prenant l'exemple du Maroc dont les perspectives à l'écoulement des barrages ont été fortement réduites.

 

La troisième solution, l'exploitation des nappes fossiles du Sahara, n'a été qu'effleurée. «Tout dépend de la puissance de la nappe », a répondu le membre de l'Académie de l'eau, précisant que « son exploitation devra s'en tenir à ses capacités de renouvellement ».(…)

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