Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

La pollution aux particules fines.

 Par Saoudi Abdelaziz, 23 décembre 2013

 Dans le monde entier, le paysage dans les grandes villes est envahi par les "particules fines" nocives qui stagnent dans l'air, formant de plus en plus fréquemment un brouillard irrespirable, provoquant l'afflux des personnes les plus fragiles chez les pneumologues et les cardiologues. Une des origines avérées : les gaz émanant des véhicules diesel.

 Dans un article intitulé "A propos de la pollution du diesel" Belkaid Tajeddine veut mettre un "bemol" à ce constat dans Le Quotidien d'Oran qui procède, comme tous les lundis, à la promotion journalistique de différents véhicules. Ceux qui fonctionnent au diesel ne sont pas oubliés ce matin.

 L'article procède d'abord à une audacieuse analogie entre les constats alarmants sur la nocivité du diesel et les prédictions "d'apocalypse totale" émises pendant la décennie noire par "nombre de chercheurs, notamment du CNRS français."Après ce préambule patriotique, il ne pas faut évidemment pas prendre pour argent comptant ce qui vient "d'ailleurs" : "S'agissant de la motorisation diesel si diabolisée chez nous en se référant à des communications d'ailleurs, on peut lire partout notamment que les fumées issues de la combustion du gasoil sont très nocives de par leur teneur en particules de carbone".

Le marché des véhicules diesel est prospère à Oran. On pouvait lire en mars dernier dans le quotidien Liberté : Aujourd’hui, les Oranais préfèrent le diesel vu son prix avantageux, soit 13 DA/l à la pompe, alors que l’essence frôle les 24 DA/l. ? Noureddine Benabbou a posé la question à un camionneur “Mais pourquoi le diesel coûte moins cher malgré sa nocivité sur la santé publique". Réponse d'un propriétaire d’un véhicule diesel, complètement désarçonné par la question : "Je pense que les pouvoirs publics encouragent l’utilisation du diesel à cause de son prix de revient ou peut-être à cause du diktat des constructeurs de véhicules qui imposent leurs modèles. Leur part de marché est menacée même si les Oranais, comme les Algérois font encore la sourde oreille devant les alarmes des professionnels de la santé.

La pub rédactionnelle du Quotidien d'Oran nous invite à écouter les arguments des professionnels de l'industrie :"Les spécialistes de motorisations sont plus réservés que les environnementalistes et les médecins quant aux émissions de carbone parce qu'ils y ont travaillé plus précisément. Ils rapportent entre autres que les moteurs diésels actuels ne ressemblent en rien aux moteurs des années 70 et encore moins à ceux de l'origine (...). Il n'est nullement question de contester les effets néfastes évidents des particules de carbone tant décriées par les spécialistes médicaux, mais il nous a paru judicieux de proposer l'avis de thermicien afin tout au moins de localiser leur origine". Suit un exposé sophistiqué sur l'invention de M. Diesel et ses perfectionnements successifs, ainsi que sur les carburants du futur. Avec ce mot de la fin : "Chaque médaille a son revers".

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article