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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Des opposants à l’exploitation immédiate du gaz de schiste échangent leurs avis au Télemly, dans une semi-clandestinité. Pendant ce temps, sous les feux des projecteurs des médias publics, le ministre Yousfi fait du marketing auprès des majors pétroliers. Débat trop inégal.

 

« Les groupes pétroliers convoitent le gaz de schiste algérien », titre Liberté. Said Smati écrit : « Différentes compagnies internationales ont exprimé hier, en marge de la Conférence internationale sur l’énergie organisée hier à Alger sous la thématique : “Libérer le potentiel algérien, notamment de ressources non conventionnelles”, leur intérêt pour le potentiel algérien de gaz de schiste. En particulier l’américaine Anadarko, la canadienne Talisman et les géants pétroliers Shell et Total. Pour le P-DG de Sonatrach, Abdelhamid Zerguine, l’évaluation de la compagnie pétrolière nationale fait état d’un potentiel de 600 TCF, soit l’équivalent de 16 000 milliards de mètres cubes, soit 4 fois les réserves officielles de l’Algérie en gaz, a-t-il souligné »

 

Le Temps d’Algérierend compte du point de vue du professeur Chems Eddine Chitour, directeur du Laboratoire de valorisation des énergies fossiles à l'Ecole polytechnique d'Alger :

 

Quel intérêt à l'Algérie à exploiter le gaz de schiste, maintenant ou dans le futur ? A qui profite l'exploitation du gaz de schiste algérien?

Chems Eddine Chitour : L'exploitation du gaz de schiste ne sera pas facile, elle coûtera cher, elle mobilisera d'énormes quantités d'eau, elle va détruire durablement l'écosystème du Sahara avec sa faune et sa flore. Le Sahara vit. Il sera notre prochaine base arrière avec les changements climatiques. Mettre

15 000 m3 par puits avec un puits tous les 100 mètres est une catastrophe pour un pays en stress hydrique. On ne voit pas très bien à qui cela va profiter si ce n'est aux financiers des banques étrangères et sûrement pas aux générations futures. Il faut garder une veille technologique sur l'exploitation du gaz de schiste. Quand la technologie sera mature, que les prix baisseront, qu'il n'y ait pas de risques écologiques, sismiques ou hydriques, les générations futures pourront l'exploiter sans danger.

 




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