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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Dans les années 60, je garde le souvenir de la “présence” discrète, unitaire et souriante du cheminot Djouadi qui en faisait auprès des jeunes syndicalistes une des figures "historiques" les plus attachantes du mouvement syndical. Abdelmadjid Azzi, son camarade de la fédération des cheminots, rappelle, notamment, dans l'Expression, le “role inestimable” d’organisateur efficace qu’il a joué pour assurer la continuité du fonctionnement des chemins de fer au lendemain de l’Indépendance.

 

 

Abdelkader Mohand Saïd Djouadi

 

Hommage au militant syndicaliste

 

Par

 

 

Abdelkader Mohand Saïd Djouadi nous a quittés. Il a tiré sa révérence le dimanche 16 décembre, à l'âge de 89 ans, laissant sa famille, ses proches et ses amis dans une profonde tristesse. Abdelkader fut, durant toute sa vie, un militant démocrate engagé, tenace, patient, cultivé et acceptant la contradiction. Son calme, sa sérénité cachaient une force de travail, une conviction sans égale.

 

Ce portrait ressemblant est cependant loin de refléter fidèlement sa personnalité. Dès son jeune âge, il fut un militant acharné de la cause nationale en n'ayant jamais cessé de lutter contre le système colonial et son cortège d'injustice, de misère et de discrimination et pour l'indépendance du pays.

 

Syndicaliste chevronné, il avait d'abord milité au sein de la CGT avant d'être, au lendemain de l'indépendance nationale, l'un des membres fondateurs de la prestigieuse fédération des cheminots Ugta, au sein de laquelle il fut d'ailleurs à plusieurs reprises élu secrétaire fédéral, et qu'il ne quittera qu'après son départ à la retraite.

 

Son action remarquable aux côtés de ses compagnons, Belmihoub, Misraoui, Bourouiba, Naïmi et Zerdani, durant sa longue vie de militant syndicaliste aux chemins de fer, où il fut un cadre sérieux et compétent, comme celle qu'il menait constamment, avec abnégation, au profit des travailleurs et de son organisation syndicale, fut inestimable tant pour l'entreprise que pour le pays, notamment lorsqu'il fallait braver les tueurs de l'OAS et relever le défi après le départ massif et précipité des Européens en 1962.

 

Abdelkader s'en est allé paisiblement, la conscience tranquille d'un homme modeste et digne qui a tout donné pour son pays sans avoir rien demandé en retour. Sa famille, ses amis, l'ugta et toute l'humanité ont perdu en lui un homme pétri de qualités, un militant honnête, un défenseur des causes justes.

 

Estimé de tous ceux qui t'ont connu, aimé, de ta famille, repose en paix mon frère et compagnon Abdelkader. Puisse Dieu t'accorder Sa Sainte Miséricorde et t'accueillir en Son Vaste Paradis. « A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons».

 

 

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