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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

La grève des travailleurs du tourisme engagée le premier novembre par l’UGTT a déclenché une vaste campagne partonale, relayée par l’agence officielle TAP et le site Maghreb emergent pour dénoncer cette action « inopportune » dans un contexte de crise. Le patronat continue d’utiliser cet argument alors qu’il sait très bien qu’après une baisse conjoncturelle au cours du premier semestre 2011, les prévisions et les réservations pour 2012 sont très optimistes.

« Tourisme : l’UGTT menace de faire grève, mais est-ce le moment ? ». C’est ainsi que le site tunisien des milieux d’affaire, Business.news.com titrait la menace brandie à la mi-octobre par l’Union régionale de Nabeul de l’UGTT, dans une lettre aux fédérations patronales.

Le syndicat de Nabeul exige l’augmentation immédiate des salaires et rejette le décret qui, sous la pression patronale, a imposé en juin  dernier la réduction des heures de travail dans le secteur du tourisme. Devant le refus du patronat, dès le lendemain des élections, l’UGTT appelle à la grève le 1er novembre.

La grève a été suivie à 90% dans l’île de Djerba, selon Radio Kalima où le syndicat dénonce les intimidations notamment à l’hôtel Atlantic.

 

Zied Ben Zaied , secrétaire général du syndicat de base d’un grand hôtel qui compte 320 ouvriers, n’a pas caché sa satisfaction. «Nous reprendrons le travail demain et on gardera le brassard rouge, en signe de protestation contre les débordements incessants du chef de personnel. Nous revendiquons également la titularisation de huit employés, dont l’ancienneté oscille entre 8 et 12 ans ainsi que la cessation de la sous-traitance dans le recrutement des travailleurs.»

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