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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

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Par Saoudi Abdelaziz

 

Dimanche prochain, Barack Obama va s'envoler vers l'Afrique du Sud, en compagnie de Michelle son épouse et sans doute de ses filles. Dans le même avion, prendront place les précédents présidents américains, Bill Clinton mais aussi Georges Bush, flanqué de son épouse Laura. Cet envahissement familial arrachera-t-il la vedette au cours des obsèques de Mandela? On peut en être sûr : sa mission est de faire de l'enterrement du vieux résistant un spectacle mondial à l'américaine.

 

Jacob Zuma pourra-t-il contrecarrer cette captation d'héritage?

 

Le spectacle américain évacuera bien sûr le rôle du fringuant John Kennedy dans l'initiative de la CIA qui a permis l'arrestation de Mandela, en août 1962. Exit aussi le rôle de son successeur texan Lyndon Johnson qui, en 1964, bénira silencieusement sa condamnation à la prison à vie.

 

"Le domaine de l'histoire était le mémorable, la totalité des évènements dont les conséquences se manifesteraient longtemps. C'était inséparablement la connaissance qui devrait durer, et aiderait à comprendre, au moins partiellement, ce qu'il adviendrait de nouveau".

 

On ne saurait désormais plus comprendre ces enchaînements qui on donné à l'actuel président américain le titre de "Seigneur des drones".

 

"Avec la destruction de l'histoire, poursuivait Guy Debord, c'est l'événement contemporain lui-même qui s'éloigne aussitôt dans une distance fabuleuse, parmi ses récits invérifiables, ses statistiques incontrôlables, ses explications invraisemblables et ses raisonnement intenables" (Commentaires sur le société du spectacle, Gallimard-folio, p. 30)

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