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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

El-Tarf : la tomate fait des vagues

par A. Ouelaâ

 

A l'arrêt depuis trois ans, les deux plus grandes conserveries de la wilaya d'El-Tarf, en l'occurrence celles des Aurès, à Denden dans la commune de Besbès et El-Bousten, dans la commune de Zerizer, au même titre que les autres comme Sacca et Carsci, ont entamé la campagne «tomate industrielle» pour le grand bonheur des agriculteurs, des vendeurs de sandwichs et boissons de circonstance mais surtout pour ces dizaines d'emplois dont bénéficient les jeunes de la région, ressuscitant ainsi une ambiance et une animation que beaucoup croyaient perdues à jamais, du fait des déboires que cette filière stratégique pour le pays et El-Tarf en particulier, a eu à affronter.


En somme, un retour salué grâce à la compréhension et à la sage décision des responsables concernés et à leur tête le président de la République qui a ordonné le rachat des dettes de ces conserveries par la BADR et l'octroi de crédits. Chose qui n'a pas été de tout repos, au regard de la longue attente de ces conserveries de leurs nouveaux créanciers, comme les garanties et le reste.


Mais voilà qu'un autre problème et pas des moindres a surgi et que des agriculteurs n'ont pas manqué de soulever, au moment où ils s'apprêtaient à acheminer leurs productions de tomate fraîche vers une conserverie. Il s'agit des avances et des payements à percevoir auprès des conserveries.


En effet, en l'absence de liquidités, la BADR remet un chèque aux agriculteurs. Pour cela, nos interlocuteurs ont menacé de refuser de signer les contrats qui les lient aux conserveurs synonymes aussi d'aides de l'Etat qui profiteront aux deux parties. En l'absence des premiers responsables des conserveries, contraints de se rendre chaque jour à la BADR au lieu de veiller au grain dans leurs usines comme nécessaire, leurs adjoints nous ont déclaré que des difficultés énormes dans les procédures bancaires existent et empêchent les conserveries de gérer convenablement leur programme d'autant que les petits agriculteurs exigent être payés en espèces alors que le chèque bancaire n'est accepté que par les gros agriculteurs. A cela s'ajoutent les dépenses imprévues, les faux frais, et autres pour lesquels la BADR vous livre un chèque, selon nos interlocuteurs.


En ce sens, nous avons appris que le ministère de l'Agriculture a été saisi par les conserveurs afin que la BADR puisse trouver une solution à ces aléas qui risquent de compromettre une campagne qui a repris au forceps après plusieurs années de disette.

 

 

Le Quotidien d’Oran, 1er juillet 2012

 

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