Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

 

A tous les niveaux des pouvoirs en Algérie, Il y a un reflexe de base qui consiste à prendre de haut ce qui vient d’en bas, symbolisé par l’éternelle moue méprisante et l’air excédé affichés avec ostentation par les détenteurs du pouvoir en Algérie.

 

Certains chefs de file de l’establishment, à l’approche de la « consultation », commencent, avec difficulté, à esquisser des sourires engageants. Mais sur le terrain, leurs sourires n’y font rien et n’y peuvent bien : c’est le système de gouvernement du pays qui implique le mépris à l’égard des « administrés ».

 

A Constantine et à Boumerdès, étudiants et lycéens ont raison de considérer que ces reflexes de pouvoir sont « périmés ».

 

Les élèves des classes de terminale de Constantine réclament l’allègement du programme pédagogique trop chargé. La direction d’éducation de la wilaya préconise l’installation de  commissions au niveau de tous les établissements de la wilaya « afin d’expliquer la situation aux élèves ». (El Watan, 16/1). Le communicant de la direction de l’Education explique : « Il n’y a aucun retard ni surcharge dans le programme de ce palier, conformément à l’arrêté 450 du 11/8/2011 transmis par la direction générale de l’enseignement secondaire et technique ».

 

Mais, les élèves font grève parce qu’il y a urgence : « Nous n’avons pas dépassé à ce jour le tiers du programme » disent-ils. L’administration est inébranlable, il faut respecter les circulaires : « Le programme des examens sera établi en fonction de l’avancement des cours  à la date du 11 mai de l’année en cours »

 

Même mépris à Boumerdès pour les propositions qui viennent d’en bas. Les incidents de la nuit du 11-12 janvier à la cité universitaire de Boudouaou-El-Bahri avaient révélé une situation  insoutenable pour la sécurité et la tranquillité des étudiants. Ces derniers avaient alors proposé une réunion avec les autorités pour faire le point et prendre des mesures urgentes. Après un premier accord sur cette proposition, c’est le silence. La grève devient inévitable, les étudiants de Boumerdès énumèrent leurs propositions et revendiquent la tenue de la réunion avec le wali, le chef de la sûreté de wilaya et les responsables des œuvres universitaires, comme cela a été décidé au lendemain des incidents à la cité U.

 

Synthèse blog, 16 janvier 2012

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article