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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Rassemblement des travailleurs devant l’usine


L'écrasante majorité des travailleurs de la laiterie de Draâ Ben Khedda a tenu hier un rassemblement devant le portail principal de l'usine pour réitérer sa détermination à aller jusqu'au bout du mouvement de débrayage entamé depuis le 9 octobre dernier.

Cette action pacifique intervient avec la fin du délai fixé par la direction de l'ex-Onalait aux employés. «On est venu aujourd'hui (hier, ndlr) exprimer notre détermination à faire face aux menaces du directeur et réitérer une fois de plus nos revendications», nous a déclaré un membre du collectif des travailleurs. Auparavant, le directeur de la laiterie a envoyé des mises en demeure aux employés, les sommant de reprendre le travail avant le 2 novembre, faute de quoi ils seront licenciés. Mais il s'avère selon notre interlocuteur, qu'il ne s'agit que de 120 à 150 personnes qui les ont reçus.

«Il y a 370 travailleurs, alors pourquoi envoyer des mises en demeure rien que pour une minorité ?» demande-t-il avant d'ajouter : «Il y a une sorte de jeu malsain». Par ailleurs, 17 employés avaient reçu des notifications de licenciement, alors que 19 autres se voient toujours interdits d'accéder à l'intérieur de l'usine par décision de justice.

Pour ces derniers, une plainte a été déposée, rappelons-le, contre eux, par le propriétaire de l'ex-Onalait, pour occupation des lieux. Ils seraient désignés comme étant les principaux animateurs du mouvement.  Leur procès aura lieu le 8 novembre prochain. Hier, plusieurs citoyens et représentants de comités de villages et quartiers des régions limitrophes se sont joints à l'action de protestation des grévistes. Une manière d'exprimer leur soutien, mais aussi leur ras-le-bol de la crise de lait, que ce mouvement qui n'a que trop duré a engendrée. Une pénurie sans précédent continue à sévir dans plusieurs régions de Tizi Ouzou. Ce n'est pas tout.

Car la spéculation a aussi gagné du terrain, puisque le sachet d'un litre de lait est désormais cédé entre 30 et 40 dinars en plusieurs endroits. Ainsi, les travailleurs semblent complètement ignorer la menace du directeur. «Hormis trois travailleurs qui se sont présentés ce matin (hier, ndlr) pour voir si reprise il y a, l'ensemble est venu réaffirmer la poursuite du combat ».

« Nous réclamons la reprise par l'Etat de l'usine pour une meilleure prise en charge des travailleurs», dira enfin le représentant du collectif.

 

Aissa Moussi. 3 novembre, Le Temps d’Algérie

 

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