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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Le  ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, vient d’avouer la forfaiture commise au nom de la raison d’état : la DCRI (direction centrale du renseignement intérieur)  a bien espionné le journaliste du Monde, Gérard Davet, qui couvrait l’affaire Bettencourt.

Le ministre, homme des basses œuvres de Nicolas Sarkozy, a parlé de « repérages » effectués par les services de renseignements pour trouver la source du journaliste.

En bon français, cela s’appelle des écoutes ce qui est contraire à la loi de 2010 sur la protection des sources.

Prudent, Monsieur Guéant a laissé entendre que ce sera à la justice de trancher si éventuellement la procédure des James Bond français tombe sous le coup de la loi.

La vérité vraie éclate : pour les hommes du président tous les coups sont permis, écoutes des journalistes, vols des ordinateurs dans l’affaire Bettencourt.

La « République irréprochable » sent de plus en plus la République bananière.

Le SNJ-CGT appelle la profession à réagir et à être solidaire des journalistes victimes d’un pouvoir qui viole la loi.

C’est la démocratie qui trinque quand on espionne et menace les journalistes.

Arrêtons le massacre.

 

Communiqué du Syndicat national des journalistes CGT. Montreuil, le 2 septembre 2011.

 

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