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Publié par Saoudi Abdelaziz

La crise des économies occidentales au jour le jour

 

Voici une revue de presse des trois derniers jours, qui est loin d’être complète, sur la situation économique en Occident. Ce tour d’horizon est effectué d’après les dépêches de l’AFP, Reuter et des articles de la presse française.

 

Le chômage britannique au plus haut depuis 1994

 

Le nombre de chômeurs britanniques a atteint fin octobre un nouveau record depuis 1994, à 2,64 millions, malgré un taux global inchangé à 8,3% de la population active.

Le nombre de demandeurs d'emploi en Grande-Bretagne est au plus haut depuis 1994 sur la période d'août à octobre, quoique les demandes d'indemnisations chômage semblent se tasser, montrent les chiffres officiels publiés ce mercredi.

Le nombre de chômeurs a augmenté de 3.000 en novembre, selon l'Office national de la statistique, alors que les économistes interrogés par Reuters attendaient 14.900. Le chiffre d'octobre a en outre été revu à la baisse, de 5.300 à 2.500. Mais suivant la méthodologie de l'Organisation internationale du Travail (OIT), le nombre de chômeurs a augmenté de 128.000 sur une période de trois mois à fin octobre, à 2,638 millions, niveau sans précédent depuis 1994.

Les chiffres révèlent que la jeunesse pâtit le plus lourdement du ralentissement économique. Le nombre de jeunes au chômage a grimpé à 1,027 million, un niveau record depuis que ces statistiques ont été rendues disponibles en 1992.

 

La France est entrée en récession

 

La prévision de 1 % de croissance sur laquelle le gouvernement a basé son deuxième plan de rigueur semble de moins en moins probable et il sera "difficile" d'atteindre l'an prochain la prévision de 1 % de croissance sur laquelle le gouvernement a basé son deuxième plan de rigueur, a estimé, jeudi, l'Insee.

Sur le front de l'emploi, la situation continuerait de se détériorer. Le chômage, qui était de 9,3 % en France métropolitaine au troisième trimestre atteindra 9,6 % en juin, selon l'Insee. Pour la France entière, il devrait être alors de 10 %. Et de ce fait, les ménages maintiennent un bas de laine de précaution et leur taux d'épargne, de 17,1 % au deuxième trimestre 2011 (un record depuis 1983), restera élevé à 16,8 % en moyenne en 2011. Pour la première fois depuis le premier trimestre 2010, l'investissement des entreprises non financières a baissé (- 0,3 %) au troisième trimestre et devrait continuer de chuter jusqu'à l'horizon de la prévision, soit fin juin. Autre élément de la demande interne, les dépenses de consommation des ménages en produits manufacturés ont reculé au 2e et 3e trimestres. "L'élan de la demande interne semble donc s'être grippé", estime l'Insee.

Les Français font de moins en moins confiance à l'Europe pour gérer la crise

Une France coupée en deux. C'est le bilan de la relation difficile que les Français entretiennent avec l'Europe : 50 % pensent que l'adhésion à l'Union européenne est une bonne chose, tandis que l'autre moitié s'interroge. Ces chiffres sont tirés d'un sondage Ipsos-Logica Business Consulting réalisé à l'occasion d'un colloque sur les enjeux de l'élection présidentielle organisé par Le Monde en partenariat avec France Inter, jeudi 15 décembre à Lille.

Menée par téléphone auprès d'un échantillon représentatif de 970 personnes les 9 et 10 décembre, c'est-à-dire en plein sommet européen de Bruxelles, l'enquête montre une progression sensible de l'euroscepticisme. Les évocations négatives (47 %) font quasiment jeu égal avec les évocations positives (52 %), tandis que dix ans plus tôt, le positif (64 %) l'emportait largement sur le négatif (35 %).

L'enquête confirme aussi le fort clivage sociologique et politique qui existe autour de la question européenne depuis les référendums de 1992 et de 2005 : d'un côté, les personnes de plus de 60 ans, les cadres, les diplômés du supérieur, les sympathisants du PS, de l'UMP et du MoDem sont attachés à l'Union. De l'autre, les ouvriers, les sans-diplôme, les sympathisants du Front de gauche et surtout du Front national s'illustrent par leur euroscepticisme, voire leur franche hostilité à l'égard de l'Europe.

Les Allemands sont aussi sceptiques que les Français

(…)Selon un sondage CNN International mené en partenariat avec ComRes dans sept pays européens (Allemagne, France, Espagne, Grèce, Irlande, Portugal, Italie), les Allemands sont aussi sceptiques que les Français. Interrogés sur le fait de savoir si leur pays serait plus solide s'il était resté en dehors de la zone euro, 42 % des sondés, dans chacun des deux pays, répondent oui. Quant à l'Europe fédérale, ils ne sont que 35 % en France à la vouloir et 36 % en Allemagne (enquête réalisée du 5 au 9 décembre auprès d'un échantillon représentatif de 1 429 personnes interrogées en ligne).

La situation économique est "mauvaise et elle se détériore", selon l'OMC

La 8e conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) s'ouvre, jeudi 15 décembre, à Genève, dans un environnement économique "qui se détériore". C'est ce qu'a déclaré son directeur général, Pascal Lamy, dans une interview au journal suisse Le Temps.

Au cours de cette réunion, prévue jusqu'à samedi, l'OMC doit se pencher sur l'état des négociations du cycle de Doha, sur la libéralisation du commerce mondial. Ces négociations, commencées il y a dix ans, sont au point mort.

M. Lamy a encore ajouté qu'il "serait surpris qu'il n'y ait pas de baisse des échanges internationaux en 2012". "Je ne crois toutefois pas à une réduction aussi forte qu'en 2009", a-t-il ajouté. Cette année-là, les échanges internationaux avaient reculé de plus de 12 %.

La Grèce plongée dans "la récession la plus profonde" de son histoire

La contraction de l'économie en Grèce va dépasser 5,5 % du PIB en 2011, le pays étant plongé dans "la récession la plus profonde" de son histoire, a déclaré mercredi 14 décembre le premier ministre grec Lucas Papadémos La Grèce tablait jusqu'ici sur 5,5 % de récession en 2011, quatrième année consécutive de baisse du PIB. L'OCDE s'est récemment montrée plus pessimiste, avec une prévision de –6 %.

Merkel prédit "des années" de crise

La chancelière allemande Angela Merkel, qui a exprimé son inquiétude face aux députés du Bundestag mercredi, n'a rien fait pour dérider les marchés : elle a prévenu que la sortie de crise prendrait "des années" et serait aussi accompagnée de "revers". "Les propos allemands ne sont guère encourageants et écartent l'idée d'une prochaine sortie de crise", a commenté Guillaume Garabédian, gérant d'actions chez Meeschaert Gestion privée.

L'or rattrapé par la crise

L’or est en passe de perdre son statut de numéro un des valeurs refuges. Après avoir vu son prix grimper de 180 % en cinq ans, frôlant les 2 000 dollars il y a encore quelques mois, l'once d'or souffre depuis l'automne d'une désaffection, sans que pour autant le contexte économique ne se soit amélioré. Jeudi 15 décembre, l'once évoluait un peu en dessous des 1 600 dollars. Un niveau toujours honorable, mais dont l'évolution marque un changement de comportement des investisseurs.

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