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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

Au lendemain de l’indépendance certaines familles jijeliennes se sont battues pour changer leurs noms, jugés infamants, choisis par les officiers des bureaux arabes de la colonisation, chargés à partir de 1882 du recencement des indigènes. Les noms improvisés inspirées de malformations physiques étaient très fréquents, surtout lorsqu’il s’agit des paysans. A la décharge des bureaux arabes, on peut rappeler que le choix du nom en France imposé par les premiers officiers d’etat-civil s’était aussi fait en fonction des singularités liées au physique, au caractère, au métier…  En Algérie, les noms attribués correspondaient aussi à la volonté consciente des bureaux arabes de de briser les filiations et les solidarités traditionnelles.

La transcription française durant la période coloniale a causé une importante déstructuration des noms patronymiques en Algérie, ont affirmé mercredi des participants au colloque national consacré à Oran au thème "Toponymie et Anthroponymie en Algérie : politiques et pratiques. 50 ans après l’indépendance", rapporté par l’Aps.

"Les noms de personnes, notamment patronymiques, ont connu une déstructuration importante liée à la transcription française durant la période coloniale", a précisé Mme Ouerdia Yermeche, du CRASC.

Ces dysfonctionnements, remontent surtout à l’instauration de l’état civil en 1882 qui a donné à l’administration coloniale la latitude d’attribuer des noms aux personnes qui se refusaient à se choisir un nom patronymique.

Les noms attribués aux Algériens par les officiers d’état civil français n’étaient pas toujours conformes à la culture et à la religion musulmane, donnant lieu à des noms tabous, injurieux, insultants ou à des déformations très éloignées des formes originaires, a-t-elle encore observé.

 

Synthèse blog, 22 février 2013

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