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Publié par Saoudi Abdelaziz

Le président du Conseil national de l’ordre des médecins, Mohamed Bekkat, tire la sonnette d’alarme : «En raison du manque de certains vaccins, nous allons assister à la réémergence de certaines maladies oubliées.»



Par Salima Akkouche

La pénurie de vaccins est une réalité, selon Mohamed Bekkat qui s’exprimait hier lors d’une émission radiophonique. «Il y a un manque de vaccins, il faut essayer de trouver des solutions immédiatement en matière de prévention parce qu’on ne peut pas attendre, autrement, dans quelques années, nous risquons de voir revenir des maladies oubliées du fait de ne pas vacciner les enfants à temps» a-t-il prévenu. Selon lui, les programmes d’importation doivent êtres signés à temps pour pallier ce problème. Les autres prestations de santé ne sont pas meilleures. L’invité de la radio dresse un tableau noir de la situation. «Beaucoup d’investissements ont été réalisés dans le secteur de la santé pour un service rendu qui n’est pas à la hauteur», souligne-t- il en rappelant que le secteur dispose d’une loi de santé obsolète, des hôpitaux dépassés par l’âge dont certains datent des années 1940, des structures de santé de proximité désertées et par les consultants et par le personnel médical, dysfonctionnement en matière de distribution de médicaments et de prise en charge des maladies lourdes… Et d’ajouter : «Nous passons notre temps à faire des constats en matière de dysfonctionnements au lieu d’aller vers des solutions plus radicales.» En témoigne, cite-t-il, le dysfonctionnement en matière de traitement de cancer sur lequel l’on spécule depuis plusieurs mois avec aucune solution au bout.

 

L’intervenant a indiqué que pendant les deux dernières années, l’Algérie a consacré 5,8% de son PIB pour couvrir les dépenses de santé publique. Un chiffre qu’il juge insuffisant comparé à ce que les autres pays dépensent, comme la Tunisie qui consacre 6,2% ou la Jordanie avec 9,5%. Le président de l’Ordre des médecins, qui estime qu’il est temps de faire un arrêt sur image sur la santé publique, propose une restructuration des hôpitaux publics selon des moyens modernes. «Les hôpitaux de Mustapha, Parnet et Maillot ont fait leur temps et doivent être supprimés pour créer des hôpitaux modernes qui prendraient en charge efficacement le malade.»

 

M. Bekkat est catégorique, «c’est le secteur public qui doit trouver des solutions pour gérer les préoccupations de santé de l’ensemble de la population». En attendant une amélioration, dit-il, le secteur privé profite de la faiblesse de ce secteur pour répondre aux besoins des malades.

Salima Akkouche, 12 juillet 2012. Le Soir d’Algérie

 

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