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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

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·         Âgé de 97 ans, le capitaine Valtchanov avait, en 1960, brisé l'embargo sur les armes destinées aux moudjahidins.

À 97 ans, le capitaine Vassil Valtchanov est un vieux loup de mer intarissable. Mais, de toutes ses missions, il y en a une qui lui tient particulièrement à cœur: la livraison clandestine de deux tonnes d'armes au FLN en mai 1960, au nez et à la barbe de la marine française. Une opération pilotée par la Darjavna Sigurnost (DS), les services secrets bulgares, dont la réussite a, selon les historiens algériens, apporté un coup de pouce décisif aux moudjahidins.

«Nous étions aux côtés du peuple algérien et avons fourni à ses forces de libération des armes qui ont contribué à sa libération. Avec cet acte, nous avons gagné la reconnaissance éternelle des Algériens», témoigne le capitaine aujourd'hui. Quasiment inconnu dans son pays, cet homme est une véritable «légende» de l'autre côté de la Méditerranée, selon l'ancien ministre algérien Kamel Bouchama. À la tête d'une délégation venue d'Alger, ce dernier a pu lui exprimer de vive voix la gratitude de ses compatriotes pour son «acte héroïque», à l'occasion du cinquantenaire de la proclamation d'indépendance. Les recevant dans sa maison de campagne, le capitaine a certainement déroulé une fois de plus le fil de cette mission qu'il a consignée dans un livre publié en 2011.

Capitaine d'un vieux bateau de marchandises, le Breza (Bouleau), il se voit confier par la DS une impressionnante cargaison d'armes destinée aux rebelles algériens qu'il va dissimuler dans la soute à la place des engrais chimiques qu'il était censé transporter.

 

 

Ballon d'essai

 

Une fois en mer, le Breza change de cap et, trompant la vigilance des patrouilleurs français, aborde le rivage algérien. «Je suis le premier à avoir brisé le blocus français de l'Algérie», fanfaronne-t-il. Sa principale crainte? Que le Breza soit la cible des services français avant même son départ du port de Varna: «J'avais peur qu'un de leurs agents ne soit dissimulé dans la brigade qui a chargé le bateau.» Pour ne pas paraître suspect, le capitaine embarque alors sa famille dans la cabine - «juste au-dessus des explosifs»(…).

 

(Suit la conclusion anti-communiste habituelle dont j’épargne les visiteurs de mon blog)

 

 

Alexandre Lévy, 2 juillet 2012. Le Figaro.fr

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