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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

Manuel Valls et Kamal Daoud sont d'accord: l'islamophobie n'existe pas en France. Le ministre affirme que c'est une "tautologie" inventée par les mollah iraniens, puis que c'est un "cheval de Troie des salafistes". Le journaliste explique: vous êtes accusés d'islamophobie "si vous dites qu'un pays a des lois qu'il faut respecter, sinon il faut aller vivre en Arabie Saoudite".

 

 

 

Manuel Valls, ministre français de l'Intérieur (31 juillet 2013):

 

"Mais, derrière le mot "islamophobie", il faut voir ce qui se cache. Sa genèse montre qu’il a été forgé par les intégristes iraniens à la fin des années 1970 pour jeter l’opprobre sur les femmes qui se refusaient à porter le voile.

C’est au mot près l’argumentaire de l’essayiste Caroline Fourest, combattu par nombre de collectifs ou d’associations. Pour eux, pendant de l’antisémitisme, "[l']islamophobie" devrait être inscrite dans le discours public et dans la loi.

Je crois que Caroline Fourest et avec elle d’autres intellectuels ont raison. Evidemment, le terme étant entré dans le langage courant, certains parlent "[d’]islamophobie" de bonne foi pour évoquer le racisme contre les arabo-musulmans. En revanche, d’autres, défenseurs d’un islam fondamentaliste –en particulier les salafistes – l’utilisent avec un objectif bien clair : empêcher toute critique de la religion et s’opposer aux principes de la République.

Un fondamentaliste vous dira que brûler une mosquée, caricaturer le prophète Mahomet ou contrôler dans le respect de la loi une femme portant le voile intégral, c’est la même chose. Pour eux, il s’agit d’actes "islamophobes". Je ne peux, moi, accepter cette tautologie".

 

 

 

Kamal Daoud, journaliste algérien (3 août 2013) :

 

Islamophobie dans la planète d'Allah, c'est comme «capitaliste» chez les communistes et comme «rouge» chez les Américains : vous êtes islamophobe si vous êtes différent et que vous le dites. Vous l'êtes si vous dites qu'un pays a des lois qu'il faut respecter, sinon il faut aller vivre en Arabie Saoudite. Vous êtes aussi accusé d'islamophobie si vous tenter de penser l'Islam chez vous, dans votre pays, dans votre tête, dans votre vie. Et vous l'êtes encore plus si vous le faites dans une langue étrangère, celle de l'ex-colonisateur par exemple. L'accusation «d'islamophobe» est servie comme une fatwa et avec la même dose de colère, de rejet et d'exclusion et d'intolérance : c'est un peu le synonyme discret et encore poli de «hérétique», apostat, impie. Vous êtes donc islamophobe si vous êtes contre l'invention horrible de la burka comme linceul vivant, si vous expliquez qu'il y a des limites entre croyance et droits et que le monde a le droit de vivre ici dans le monde et pas dans l'au-delà de chacun".

 

 

 

PS-Les "musulmans" résidant en France peuvent donc dormir sur leurs deux oreilles, même s'ils sont pauvres, chômeurs, entassés dans des cités, et livrés à la xénophobie politico-policière.  Quant aux riches mollahs et autres émirs salafistes, ils n'ont rien à craindre dans les Beaux quartiers de Paris où leur fric leur ouvre toutes les portes, avec les courbettes qui vont avec.  

 

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