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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

Le symbole contre la coercition

 

Après l'affirmation sur un mode plus symbolique que provocateur de la liberté de ne pas jeûner, c'est aussi sur une place publique, celle de l'Olivier, que quelques centaines  d'autres Algériens ont symboliquement rompu le jeûne, hier à Tizi-Ouzou.

Au même niveau sans doute que le geste de Nabil Ghilas refusant à Naples la bouteille d'eau, l'initiative d'Ali Belhadj, pour "effacer le sacrilège" consiste, comme la mise en scène du carrefour Matoub, à exprimer un choix de vie par des représentations symboliques, et non par le recours à la police, aux milices ou aux provocations imbéciles. Les deux initiatives de catharsis de Tizi-Ouzou pourraient faire espérer que l'Algérie progresse dans la bonne direction.

Il est aussi prévisible, à quelques mois des présidentielles, que des politiciens, en mal de popularité, tentent de faire leur beurre, laïque ou islamiste, en détournant cette fulgurante intrusion du symbolique dans un paysage civil longtemps déréglé par une gestion sournoise et oblique.

 

 

 

 

L'article 39 au service de la mafia

 

La LADDH dénonce: «Le monde associatif de la ville d'Oran est en train de vivre à ses dépens tout le contenu liberticide de la nouvelle loi sur les associations." Comme nous l'avons rapporté dans le blog, à la suite de décisions de justice pénalisant la mafia du foncier, le wali d'Oran a suspendu deux associations anti-mafia, en utilisant l'article 39 de cette loi qui stipule que «l'association peut faire l'objet d'une suspension d'activité ou d'une dissolution en cas d'ingérence dans les affaires internes du pays ou d'atteinte à la souveraineté nationale».

Le bureau de la Laddh d’Oran dénonce «cette forfaiture et demande l'annulation de ces deux suspensions».

 

 Saoudi Abdelaziz, 6 août 2013

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