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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Athènes, Tunis, Le Caire, Madrid, Lisbonne, Damas, Benghazi, Montréal, Paris, Rome, Londres, Wall Street… Un esprit de révolte souffle dans le monde entier. Pour les nababs et les nantis, il se propage tel un virus nuisible à leurs intérêts. Mais pour nous autres citoyens du monde privés de nos moyens, ces mouvements d’ampleur internationale inégalée résonnent comme le cri de douleur que l’on entend lorsque du fond de l’Homme blessé surgit son "instinct de survie".

 

Chez les millions de citoyens meurtris et affaiblis par des décennies de capitalisme aussi insoutenable qu’intolérable, ce sursaut mondial de citoyenneté annonce inéluctablement l’ère du changement.

 

Les grands dirigeants ont trop ignoré les peuples et les conditions inhumaines dans lesquelles ils les abandonnaient.

 

Les grands spéculateurs ont trop longtemps joué avec nos vies et nos denrées. Les grandes fortunes ont trop souvent profité de la situation et de l’isolement des plus démunis pour s’enrichir sur le dos des plus faibles. Ici ou là chacun le pense, le dit et le crie avec conviction : Mesdames et Messieurs les grands privilégiés, la fête est terminée !

 

Partout, des millions de voies exigent leur départ et en appellent à d’autres pratiques plus justes, plus équitables, égalitaires et respectueuses de l’humain. Qu’ils s’élèvent avec violence ou plus de clémence, avec la force des mots ou le courage des actes, ces appels au changement sont tous révélateurs d’un même éveil des consciences porteur d’espoir et de détermination.

 

La Bolivie et le Vénézuéla ont ouvert la voie, la Tunisie, l’Egypte et la Libye s’y sont engouffrées à leurs manières. Ensemble, ils nous rappellent que changer le monde ici et maintenant n’est pas une utopie.

 

Dans notre pays, au fil des semaines, chacun comprend le rôle qu’il peut jouer. Les jeunes, les séniors, les salariés et les familles sortent de chez eux pour faire grandir les rangs des indignés, des manifestants et autres mécontents.

 

L’individuel cède sa place au collectif, le "je" devient "nous" et l’immuable devient renversable. Mettre enfin le peuple au pouvoir : en France, l’espoir est à porter de main…

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