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Publié par Saoudi Abdelaziz

USA, Japon, Brésil, etc., bref tour d’horizon de l’évolution économique en ce début d’année, à partir des évaluations  publiées cette semaine par l’AFP et Reuters ainsi que par des journaux économiques comme La Tribune et Les Echos. On peut lire aussi un article sur l’évolution de l’économie russe pendant les trois dernières années.

 

 

Etats-Unis : recul des commandes à l'industrie.

 

Les commandes aux industries manufacturières ont baissé aux Etats-Unis en janvier, après deux mois de hausse, selon des chiffres publiés par le département du Commerce. Elles ont reculé de 1,0 % par rapport au mois précédent (en CVS) après une progression de 1,4 % en décembre. La baisse de l'indicateur aurait été provoquée par une chute des commandes de biens durables de 3,7 %.

 

 

Zone euro : l'activité en repli

 

L'activité privée s'est contractée en février dans la zone euro, reprenant une tendance baissière amorcée en septembre et interrompue en janvier, selon l'indice PMI des directeurs d'achats. Ce dernier, qui synthétise l'activité dans les secteurs des services et manufacturier, est à 49,3 en février, contre 50,4 en janvier. Ce chiffre est inférieur à la première estimation de l'indice (49,7).

Le produit intérieur brut (PIB) des 17 pays de la zone euro s'est contracté comme attendu de 0,3% au quatrième trimestre 2011 par rapport au troisième, après avoir crû de 0,1% au trimestre précédent, annonce mardi Eurostat, confirmant sa première estimation.
En rythme annuel, la croissance ressort à 0,7%, comme l'attendaient les analystes interrogés par Reuters.
Le bloc plus large des 27 pays de l'Union européenne accuse lui aussi une contraction de 0,3% sur la période d'octobre à décembre, et une croissance de 0,9% en rythme annuel.

 

Plus 3,3 % de PIB en Slovaquie

 

Le produit intérieur brut (PIB) de la Slovaquie a augmenté de 3,3 % en 2011, après avoir atteint 4,2 % au terme de l'exercice 2010, selon les données officielles du Bureau national des statistiques. Au quatrième trimestre 2011, il a augmenté de 0,9 % par rapport au trimestre précédent, où il avait crû de 0,8 %. En base annuelle, il a augmenté de 3,4 % au quatrième trimestre 2011, après + 3 % au trimestre précédent.

 

 

Turquie. Les prix à la consommation ont augmenté de 0,56 %...

 

Les prix à la consommation ont augmenté de 0,56 % en février en Turquie, portant le taux d'inflation sur douze mois à 10,43 %, en forte hausse par rapport à la même période un an plus tôt (4,16 %), selon les données diffusées hier par l'Institut de la statistique (Tüik).

 

Japon : PIB en baisse

 

Par aillleurs, la contraction de l'économie japonaise au deuxième trimestre a été plus forte que ne le reflétait une première estimation, les investisseurs ayant réduit leurs investissements sur les craintes d'un yen fort et d'une conjoncture mondiale morose.

Le produit intérieur brut (PIB) du Japon a diminué de 0,5% entre avril et juin, conformément aux attentes du marché, après une première estimation de -0,3%, révèlent les chiffres révisés publiés vendredi par le gouvernement.

En rythme annuel, l'économie japonaise s'est contractée de 2,1%, après une première estimation de -1,3%. Les économistes attendaient en moyenne un repli de 2,2%.

 

La Chine plus active que jamais dans les dépôts de brevets

 

L'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, une antenne de l'ONU, a publié hier soir son rapport annuel sur les dépôts de brevets dans le monde. On y découvre que ceux-ci ont augmenté de 10%, pour atteindre un record historique de 181.900. L'Asie a représenté 39% des dépôts de brevets, contre 28,3% pour l'Amérique du nord et 13,9% pour l'Europe. Avec une croissance de 33,4% de son nombre de brevets déposés en 2011, la Chine témoigne d'une volonté d'innovation sans précédent. En particulier, le groupe de télécommunications ZTE se place, pour la première fois, sur la première marche du podium dans le classement des entreprises déposant des brevets, avec 2.826 brevets, détrônant le japonais Panasonic et ses 2.463 brevets. Un autre chinois, Huawei, se classe troisième mondial. Le Japon connaît toutefois une forte hausse également, de 22%. En présentant ces statistiques, le directeur général de l'Organisation a toutefois invité à ne pas tirer de conclusions hâtives, insistant sur la différence entre quantité et qualité des brevets.

 

Ralentissement de la croissance en Australie

Le pays-continent subit lui aussi la crise. L'Australie a enregistré un ralentissement de sa croissance au dernier trimestre 2011, en raison d'investissements moindres et d'une baisse des prix à l'exportation. Sur le dernier trimestre 2011, le Produit intérieur brut (PIB) a affiché une hausse de 0,4% par rapport au trimestre précédent, soit moitié moins que lors de la période juillet-septembre, a indiqué mercredi le Bureau australien des statistiques.

Le dollar australien a chuté à un plus bas depuis plusieurs semaines après la publication de ces statistiques, à 1,0524 USD, contre 1,0572 juste avant, le marché estimant plus probable une prochaine baisse des taux. Par rapport aux trois derniers mois de 2010, la croissance a affiché une hausse de 2,3%. Pour le troisième trimestre, les chiffres révisés font état d'une progression du PIB de 0,8% par rapport aux trois mois précédents (contre +1% annoncé auparavant) et de 2,4% sur un an.

 

En 2011, ralentissement au Brésil

 

Le produit intérieur brut (PIB) du Brésil a ralenti à 2,7 % en 2011, après avoir enregistré un hausse de 7,5 % au terme de l'exercice 2010. Les secteurs qui ont progressé le plus en 2011 ont été l'agroalimentaire (3,9 %), les services (2,7 %) et l'industrie (1,6 %). Au 4 e trimestre 2011, le PIB a enregistré une hausse de 0,3 % par rapport au 3 e trimestre et de 1,4 % par rapport à la même période de 2010.

"Le Brésil est un des pays émergents des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du sud) qui stimulent la croissance mondiale car ces économies ont une vigueur interne, mais elles se ressentent également de la crise internationale", a déclaré mardi à l'AFP l'économiste Virene Matesco de la Fondation Getulio Vargas.

 

 « L'économie russe a connu une transformation radicale depuis trois ans »

 

Evgueni Gavrilenkov chef économiste de troika Dialog research, interrogé par le journal économique Les Echos.

 

A quoi vous attendez-vous dans les prochaines semaines, compte tenu des manifestations prévues et des accusations de scrutin non transparent ?

 

Je m'étonne que des manifestations soient planifiées avant même qu'on sache s'il y aura des fraudes. Il ne serait pas surprenant qu'il y ait des manifestations pendant quelques temps. Cela pourrait être la nouvelle normalité russe.

 

Il a fait des promesses de dépenses un peu extravagantes avant les élections. L'Etat a-t-il les moyens de telles largesses ?

Certains de ces engagements ne sont pas nouveaux et étaient déjà intégrés dans le budget triennal. Il ne faut pas craindre des dépenses excessives de nature à faire repartir l'inflation, à laquelle le régime est très attentif car il voit bien que sa popularité provient surtout de la sagesse des prix. En outre, il y a relativement peu de pression pour des dépenses inconsidérées dans un pays où le niveau de vie a spectaculairement progressé ; je vous rappelle que le PNB russe s'est établi l'an dernier à 1.850 milliards de dollars, contre... 197 milliards en 1999. Au demeurant, les protestataires ne demandent pas d'argent, ils veulent seulement un processus politique moins monopolistique et pas de fraudes électorales.

 

Sur ce point, comme sur le plan économique, peut-on s'attendre à des réformes structurelles importantes, après des années d'immobilisme ?

Rien de spectaculaire ou de rapide. En mai prochain, le cœur du gouvernement sera reconduit sous la direction de Dimitri Medvedev, chargé d'appliquer la stratégie « 2020 ». L'âge de départ en retraite sera vraisemblablement relevé pour tenir compte du regain d'espérance de vie, et il y a une forte attente de la population en matière de lutte contre la corruption, là est l'incertitude. Cela dit, je ne suis pas d'accord avec vous quand vous évoquez un immobilisme ; il y a eu une transformation radicale menée depuis près de trois ans, avec l'adoption d'un taux de change flexible et la décision de la banque centrale de ne plus accumuler de réserves à tout prix et de ne pas injecter de l'argent bon marché dans le système au risque d'inflation ou de bulle. Cela a eu un effet très positif. La Russie est une des rares économies d'envergure caractérisées par des taux d'intérêt positifs, qui favorisent l'épargne. Sans coûteux plan de relance, l'économie a enregistré officiellement une croissance de 4,3 % l'an dernier, qui sera vraisemblablement révisée à 4,6 % et va croître de 4 % cette année. C'est un des très rares pays au monde à bénéficier d'excédents jumeaux, à la fois sur le plan budgétaire et sur les comptes courants, ces derniers devant dégager cette année un excédent un peu inférieur à 100 milliards de dollars. Quant à la dette publique elle est insignifiante... Vu d'Europe, cela laisse rêveur.

 

Propos recueillis par Yves Bourdillon. 7 mars 2012. Les Echos

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