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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

« Ce n’est pas une grève comme une autre, c’est un mouvement de protestation » disent des travailleurs de l’ETUSApour tenter d’expliquer qu’ils n’ont trouvé que ce moyen pour desserrer l’étau de l’irrespect qui leur est imposé depuis de trop longues années et imposer enfin les libertés syndicales, c'est-à-dire le droit de choisir leurs représentants pour négocier dignement.

 

 

La centrale UGTA reste silencieuse, Sidi Saïd se déclare absent, le gouvernement ne veut pas se mêler de la gestion de l’Etusa car il prétend, hypocritement, respecter l’autonomie de l’entreprise. Le sommet a donc choisi l’impasse : des « jaunes » sont embauchés (sans contrat), les  juges de la rue Abane-Ramdane ont reçu l’injonction de réprimer un mouvement démocratique qui n’exige que le respect de l’Etat de droit dans les relations professionnelles.

 

 

A l’Etusa c’est un mouvement unanime qui s’exprime -par le seul moyen existant- pour changer des relations professionnelles obsolètes et antisociales devenu intolérables. Le gouvernement serait bien avisé de ne pas sous estimer la revendication démocratique d’une corporation qui reste un des symboles d’Alger, ville rebelle, allergique aux injustices et qui n’a pas dit son dernier mot.

 

 

Saoudi Abdelaziz, 15 novembre 2012

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