Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

Par Saoudi Abdelaziz, 4 octobre 2013

 

 

Le processus de constitution d'une culture de parti dans le paysage politique algérien est sans doute un des phénomènes les plus intéressants depuis le début de 2011, et notamment après les élections législatives de 2012.

 

Le paysage politique, longtemps marqué par l'influence occulte exercée par le DRS, tend cependant à se clarifier. En janvier 1993, à, la veille de la liquidation du Parti de l'avant-garde socialiste (PAGS), je plaidais pour l’existence de "partis affichant clairement leurs drapeaux, fondés sur des intérêts nets, des amitiés fortes. Une cohésion qui rendra l’Algérie cohérente. Sinon, tout se mélange, rien n’est intelligible (...) Malgré les défauts qu’ils engendrent les partis sont des piliers de la démocratie, parce qu’ils permettent d’identifier les intérêts honnêtement. (...) C’est l’expression d’une société civilisée ».

 

Le RCD et le FFS ont été les premiers à engager, en 2012, le processus de revitalisation de la culture de parti. Cela ne s'est pas limité au remplacement de Aït Ahmed et de Saïd Sadi contre lesquels aucun grief n'a été avancé, bien au contraire.  C'est d'abord une rupture par rapport aux fuites en avant encouragées par les services sur le terrain et nourries d'incantations sur les "principes".  A la faveur des élections législatives, ces deux partis semblent s'être engagés dans un travail de longue haleine, privilégiant l'implantation et d'organisation à la base, l'affinement des principes fondamentaux, l'élaboration collective de programmes politiques intermédiaires de sortie de crise, avec la réflexion qui en découle sur les alliances. De la bonne politique!

 

C'est le même processus de clarification qui semble en œuvre  au MSP après le dernier congrès de ce parti qui a affirmé plus nettement son identité comme parti  d'opposition.

 

Quelle est la situation au FLN et dans le RND? Ces deux partis majoritaires ne semblent pas avoir encore leurs propres lignes politiques, adoptées en accord avec leur bases. Fait nouveau : la crise de succession en cours semble livrer les adhérents honnêtes à la seule force de leur âme. Par delà les factions rivales, une profonde recherche d'identité est en cours. La même question se pose-t-elle pour le Parti des travailleurs, dont la vie politique publique semble se limiter aux acrobaties de son chef?

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article