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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

Trois membres de la famille Sawiris sont classés par le magazine américain Forbes parmi les 20 Africains par les plus riches. Le mieux classé est Nassef (3ème au top 20 africain) avec 4,75 milliards de dollars, le second est Naguib (7ème) avec 2,9 milliards et le troisième est le patriarche de la famille, le vieux Onsi, avec la modeste somme de 2,6 milliards de dollars.

On se rappelle qu'avec d'autres milliardaires, Naguib Sawiris avait failli aller en prison au lendemain de la révolution, lorsqu'on avait entrepris la lutte contre les malversations des conglomérats sous Moubarak.  Depuis, le milliardaire a consacré sa fortune aux jeunes révolutionnaires. Lu dans le  journal français l'Express : "Le succès du mouvement populaire Tamarrod, à l'origine de la fronde anti-Morsi n'est pas seulement dû à l'énergie de jeunes contestataires. l'homme d'affaires Naguib Sawiris, très hostile aux Frères musulmans, "a mis à la disposition des organisateurs de la pétition des bureaux à travers le pays et les moyens du parti qu'il a créé, Egyptiens libres. Il a également fait la publicité de la campagne à travers le réseau de télévision qu'il contrôle et les journaux dans lesquels il détient des participations", "sans même que les jeunes de Tamarrod ne le sachent" se vante-t-il". 

Regardons l'autre versant de la société égyptienne

 

 

 

Insécurité alimentaire en hausse

 

La hausse de la pauvreté en Egypte au cours des dernières années a aggravé le problème de l’insécurité alimentaire. En 2011, 13,7 millions d’Egyptiens (soit 17 % de la population) souffraient d’insécurité alimen­taire contre 14 % en 2009, selon le rapport du PAM et du CAPMAS. En raison de la hausse des prix, les familles tendent à changer leurs régimes de consommation en achetant des produits moins chers ou en réduisant la consommation des aliments les plus chers. Le résultat est moins de diver­sité alimentaire et donc plus de problèmes de santé. Ainsi, on note en Egypte des retards de croissance chez les enfants de moins de 5 ans, ainsi que des cas d’obésité et d’anémie.

Le taux des retards de croissance chez les enfants de moins de 5 ans a atteint 31 % en 2011 contre 23 % en 2005. « De plus, dans neuf gouver­norats à travers le pays, un peu plus de la moitié des enfants de moins de cinq ans souffrent d’anémie, une maladie considérée comme un problème sérieux de santé publique par l’OMS », note le PAM. La situation s’ag­gravera avec la hausse prévue de l’inflation.

 

 

21 million de pauvres

 

Selon les chiffres officiels, le quart de la population (21 millions d’Egyptiens) vit en dessous du seuil de pauvreté. Cette catégorie de la popula­tion représentait 21,6 % des Egyptiens en 2009 et 25,2 % en 2011. Alors qu’un autre quart de la population est juste en dessus du seuil de pauvreté. Selon un rapport conjoint du Programme Alimentaire Mondial des Nations-Unies (PAM), de l’Organisme central de la mobilisation publique et des statistiques (CAPMAS) et de l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI), publié en mai dernier, près de 19 millions de personnes ris­quent de tomber subitement en dessous du seuil de pau­vreté en cas de baisse de leurs revenus. Les données récol­tées montrent qu’entre 2009 et 2011, environ 15 % de la population sont tombées dans la pauvreté, deux fois plus que le nombre de personnes qui en sont sorties.

Des poches de pauvreté et d’insécurité alimentaire sont apparues dans les zones urbaines, où la pauvreté a augmenté de près de 40 % (de 11 % à 15,3 %) entre 2009 et 2011. Alors que la Haute-Egypte rurale continue à enregistrer les plus hauts taux de pauvreté, touchant 51,5 % de la population (le double de la moyenne natio­nale). Le Grand-Caire compte le plus de pauvres (3,8 mil­lions) suivi de deux gouver­norats de Haute-Egypte : Assiout (2,6 millions) et Sohag (2,4 millions) .

 

 

12,7% de chômage

 

Le taux de chômage en Egypte atteint un record de 12,7 % en 2012, selon les chiffres de l’Organisme central de la mobi­lisation et des statistiques (CAPMAS). Environ 242 000 per­sonnes ont rejoint les rangs des chômeurs en 2012. Le nombre de chômeurs a atteint 3,4 millions de personnes sur une popu­lation active de 27 millions. Le CAPMAS estime que les cir­constances qui ont suivi la révolution du 25 janvier ont mené à cette hausse du chômage. Le taux de chômage en Egypte est passé de 9 % en 2010 à 12,4 % en 2011.

Plusieurs inégalités caractérisent le marché de travail égyp­tien avec une concentration du chômage entre les jeunes, les femmes et les diplômés. En fait, 77 % des chômeurs en Egypte sont âgés entre 15 et 29 ans. Plus de 80 % des chômeurs ont au moins un diplôme d’études secondaires et un tiers ont un diplôme universitaire. Le chômage urbain est significative­ment plus élevé que dans les zones rurales, à 16,3 et 9,9 % respectivement. Le nombre d’employés en Egypte s’élève à 23,6 millions, dont 62,5 % sont des salariés, tandis que 16 % sont des travailleurs indépendants.

 

Source: hebdo.ahram.org

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