Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

« Les importations des véhicules de tourisme ont également connu une hausse de 81,44% durant la même période et par rapport au même mois de l’année dernière pour une valeur de 176 millions de dollars ». (APS) Un éditorial de Liberté est consacré à cette nouvelle.

 

 

 

 

 

Ça roule !

 

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, au moment où le monde entier est en pleine crise, les ventes de voitures neuves explosent en Algérie et dépassent les espérances des concessionnaires.

La suppression des crédits à la consommation, qui avaient été pointés du doigt, n’a pas découragé les Algériens qui sont pris par une fièvre acheteuse que seule l’absence de perspectives peut expliquer.

En effet, l’argent coule à flots, mais va vers le mauvais sens, pas vers l’investissement créateur d’emplois et de richesses. On achète tout ce qui se vend, pour ne rien laisser en banque, ni au fisc. On est sûr d’une seule chose : à situation anormale des comportements anormaux !

Les voitures neuves ne sont pas à n’importe quel prix et pourtant, beaucoup d’Algériens ne se privent plus de s’offrir deux, voire trois voitures par famille. C’est qu’on a tellement d’argent qu’on ne sait plus quoi en faire !

Cette frénésie arrange, certes, les affaires des concessionnaires, mais ces derniers ne font aucun effort pour répondre à la forte demande. Souvent, des clients payent et attendent pendant trois, six mois, voire plus, avant de recevoir leur véhicule, alors que la loi est claire à ce sujet. Une arnaque qui ne dit pas son nom, mais personne ne semble s’en soucier.

Ces nouvelles immatriculations viennent s’ajouter au parc automobile déjà assez fourni, rendant la circulation automobile infernale, parfois impossible, avec toutes les conséquences que l’on connaît. Mais le pire est à venir, puisque le pays est obligé d’importer une bonne partie de son carburant. Pour un pays producteur de pétrole, c’est le comble !

On importe, pas seulement, pour nos besoins, mais celui de nos voisins qui  “pompent” directement, grâce à nos trabendistes de Maghnia et de Tébessa, nos stations d’essence. Résultat des courses : il y a actuellement une pénurie de carburant dans tout l’ouest du pays.

Alors que les constructeurs d’automobiles sont en train de revoir leurs prévisions à la baisse, en raison de la crise économique mondiale, l’Algérie continue d’évoluer dans un autre univers !

Azzeddine Bensouiah, 28 décembre 2011. Liberté

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article